Bière : l’hybridation est en marche
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Après avoir imaginé la Vière lorsqu’il évoluait au sein de la brasserie Gallia, Rémy Maurin explore désormais l’hybridation dans les boissons.
Pour séduire de nouveaux clients, les brasseurs s’aventurent sur de nouveaux terrains. Ils osent des hybridations avec les jus de fruits, et même du vin. Notamment avec le concept Vière, imaginé par Gallia (Heineken), une boisson à mi-chemin entre le vin et la bière.
L’un de ses artisans, Rémy Maurin, a quitté il y a deux ans Gallia pour fonder Mashy une société de conseil en création de boissons. « Nous travaillons assez peu sur des projets de bière, reconnaît Rémy Maurin. Aujourd’hui, 80 % de la demande tourne autour du sans-alcool, c’est une tendance de fond. Je ressens actuellement la même effervescence autour du Paon qui Boit (Paris, 19e), un bar spécialisé dans le no-low que celle qui existait il y a dix ans à la Cave à Bulles, le bar parisien en pointe sur la bière qui, ironie du sort, vient de fermer ses portes. »
Beaucoup de brasseries s’intéressent aujourd’hui au marché du soda dont la fabrication est compatible avec leur équipement pour peu qu’elles se dotent de matériel de pasteurisation. Pour pénétrer ce marché du sans-alcool, beaucoup de produits hybrides voient le jour. Mashy va puiser l’inspiration dans différents domaines dont celui de la bière. L’entreprise a contribué à créer un soda IPA pour UMA. Il s’agit d’une forme de limonade dans laquelle on incorpore du malt et du houblon. Le principe est inspiré du Julmust, une boisson traditionnelle suédoise consommée durant les fêtes.