La belle dynamique des vins d’Auvergne

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Les vignerons auvergnats ont le sourire avec des vins d’Auvergne à la dynamique favorable, entre attrait du terroir et image embellie.

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Les vignerons Antoine Royet, Jean-Baptiste Deroche, Pierre Deshors, Pierre Desprat, Samuel Gatinois, ainsi que Gilles Vidal et Benoît Fesneau, respectivement président et directeur de l'AOP côtes-d'auvergne, profitent de la dynamique positive des vins d'Auvergne. Crédit : Aurélien Peyramaure - Au cœur du CHR.

À l’heure où le monde vitivinicole traverse une crise profonde, liée à la déconsommation de vin et au dérèglement climatique, le vignoble d’Auvergne a des raisons de demeurer optimiste. « Les vins d’Auvergne se portent très bien, ils connaissent une belle dynamique », affirme ainsi Benoît Fesneau, directeur du syndicat AOP côtes-d’auvergne.

Une période favorable qui s’illustre tout d’abord par l’attrait du terroir et les demandes d’installations de nouveaux vignerons. Le vignoble, qui compte une cinquantaine de vignerons coopérateurs de la cave Desprat Saint-Verny et 30 caves indépendantes pour 350 hectares de vignes (250 hectares en AOP côtes-d’auvergne et 100 en IGP puy-de-dôme), attire. Ce que confirme Jean-Baptiste Deroche, du Domaine Miolanne, à Neschers (Puy-de-Dôme), installé en Auvergne depuis maintenant 14 ans : « Il s’agit d’un vignoble dynamique avec énormément de potentiel. Ce sont des vins d’altitude, à des tarifs pas élevés. »

De plus, afin d’aider les nouveaux venus, la filière prévoit de mettre en place une société coopérative d’intérêt collectif qui stockera le foncier et reformera des îlots de terrain. Et ce, dans le but de les mettre à disposition des jeunes vignerons via des baux précaires. Le premier projet portera sur trois hectares de vignes, sur la commune de Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme).

La dynamique d’amélioration de l’image des vins d’Auvergne

De plus, la belle dynamique des vins d’Auvergne s’illustre également par leur image auprès des consommateurs et prescripteurs. « J’ai souvenir d’une dégustation à Clermont-Ferrand d’il y a quelques années, les gens ne voulaient pas goûter les vins en AOP côtes-d’auvergne », se remémore alors Benoît Fesneau. Et de poursuivre : « Cela change parce que nous voyons maintenant ces vins sur les cartes. » Cependant, l’adage selon lequel les Auvergnats seraient les plus mauvais ambassadeurs des vins d’Auvergne semble se vérifier. En effet, le phénomène de mise en avant de ces vins est « parti de l’extérieur de l’Auvergne », précise le directeur du syndicat AOP côtes-d’auvergne.

La production, qui s’élève aux alentours de 1,2 million de bouteilles, s’écoule pour moitié en vente directe, tandis que l’export et le CHR représentent chacun un quart de la distribution. Raison pour laquelle la reconnaissance des vins d’Auvergne auprès des prescripteurs se révèle importante. « Nous proposons des vins qui sont capables d’aller sur les plus grandes tables. Il faut continuer à faire découvrir nos vins », conclut Benoît Fesneau, qui qualifie les vins de sa région de frais, fruités et gouleyants.

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