Le GHR et l’Umih en quête de chiffres objectifs pour comprendre l’état réel du secteur

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Après des mois de dégringolade des données économiques liées à la santé du secteur CHR, l’Umih et le GHR ont chacun développé des outils leur permettant d’obtenir des chiffres ciblés sur la situation des entreprises du secteur en France.

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L'enjeu pour les syndicats : disposer de données factuelles permettant de mieux comprendre les difficultés des entreprises du secteur. Crédit : Manfred Steger / Pixabay

Les chiffres s’accumulent au fil des mois avec toujours un même constat : le secteur s’enfonce toujours un peu plus dans les difficultés. Les défaillances, le moral des dirigeants, le recrutement en berne… autant d’indicateurs – certes disparates -, qui montrent le désarroi du secteur CHR.

Les deux principales organisations patronales ont ainsi décidé de prendre le taureau par les cornes pour établir des indicateurs précis et ciblés sur l’état de la profession.

Le GHR révèlera, le 14 septembre, les résultats de l’enquête « Vos priorités pour l’avenir de nos métiers », menée directement auprès des professionnels depuis le mois de juin. Son objectif initial visait à construire des propositions en vue des élections présidentielles de 2027. Désormais, les données recueillies sont également très importante pour « comprendre ce qu’il se passe réellement dans les entreprises ». « Les chiffres nous montrent des entreprises qui disparaissent et des dirigeants qui perdent leur emploi. Mais pour apporter les bonnes réponses, nous devons comprendre précisément ce qui les conduit à cette situation », a déclaré Catherine Quérard, présidente du GHR.

Un observatoire économique de la restauration

De son côté, l’Umih s’est adossé à l’Ordre des experts-comptables pour mettre en place le premier Observatoire économique de la restauration. L’objectif de ce dispositif est d’objecter la situation à la lumière « non plus de ressentis, mais de données comptables réelles issues directement de l’activité des entreprises ». Les comptes 2025 ont été croisés avec les déclarations de TVA des deux premiers trimestres 2026. Ce qui offre une photographie précise et territorialisée de près de 180.000 entreprises.

L’objectif est ainsi de mesurer la rentabilité, l’activité, l’endettement et la capacité d’investissement de la restauration traditionnelle et rapide, tout en révélant les écarts, parfois considérables, entre établissements et territoires. Les premiers résultats ont été présentés 26 août par Thierry Marx, président confédéral, Franck Chaumès, président national Umih Restauration et Damien Charrier, président de l’Ordre des experts-comptables. « Ils dessinent une réalité préoccupante », indique l’Umih.

Pour cette raison, les données nationales et départementales seront actualisées chaque mois. Elles seront transmises aux présidents départementaux pour leur donner des éléments précis à faire valoir auprès de leurs interlocuteurs.

Grâce à ces données factuelles et en prise directe avec le réel, les représentants de la profession espèrent peser plus lourdement auprès des pouvoirs publics.

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