Conjoncture : le moral dans les chaussettes des TPE
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Le baromètre des TPE de Fiducial, réalisé par l’IFOP auprès de 1.003 dirigeants de TPE, montre une défiance grandissante des chefs d’entreprise envers le gouvernement et s’inquiète du climat général des affaires.
Le 80e baromètre des TPE de Fiducial réalisé par l’IFOP dévoile une dégradation financière des TPE, mais pas seulement. Deux grandes tendances sont à retenir.
1-Défiance envers le gouvernement
Une très grande majorité des dirigeants des TPE n’ont pas ou non plus confiance dans le gouvernement. Parmi les raisons de cette défiance : les éventuelles hausses d’impôts à l’occasion du budget 2026. Selon le baromètre Fiducial, la confiance baisse à 19%. Un recul de 7% par rapport au premier trimestre. Soit un niveau très légèrement supérieur à celui enregistré au 4e trimestre 2024 : 17%. Lequel résultat « le plus faible mesuré depuis le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron », souligne le baromètre.
Dans le même temps, le climat des affaires demeure négatif. Quoique. A l’image d’autres sondages où les Français se montrent pessimistes pour l’avenir du pays, mais confiant pour eux-mêmes… Ainsi, le pessimisme à l’égard du climat des affaires au global atteint 80%. En progression de 2% par rapport au précédent trimestre. Néanmoins, individuellement, les chefs d’entreprise se montrent plutôt confiants. Le niveau d’optimisme s’établit à 51% ce (+3 points).
2-Trésorerie en danger
De plus en plus de TPE déclarent être confrontées à des difficultés financières. Au second trimestre, ils sont 39% dans cette situation, en hausse de 3% par rapport au précédent trimestre. Et le baromètre de prévenir d’une augmentation des faillites. 38% des TPE pourraient être contraintes de déposer le bilan. Une progression de 7% versus le 1er trimestre. « Soit le niveau le plus haut observé depuis octobre 2024 », note le sondage.
Résultat, les intentions d’embauche sont faibles. 8% des dirigeants affirment avoir embauché ou prévoient d’embaucher du personnel d’ici à fin juin 2025. En repli de 2% par rapport au trimestre précédent. Dans le même temps, 6% des dirigeants déclarent avoir supprimé un ou plusieurs postes (-1 point vs T1).