La Chablisienne, l’incontournable de Chablis
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La coopérative La Chablisienne ne cesse d’améliorer son image de marque et ses cuvées pour demeurer un incontournable de Chablis.
La Chablisienne, cave coopérative établie à Chablis, dans l’Yonne, connaît actuellement une belle dynamique. En effet, la structure qui regroupe 200 vignerons a, l’année dernière, passé pour la première fois de son histoire la barre des 65 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une hausse nette et constante, ce chiffre d’affaires s’établissant aux alentours de 34-35 millions d’euros 15 ans auparavant.
Un succès permis par le « travail de diversification et d’amélioration des marques », estime Damien Leclerc, le directeur général de La Chablisienne. Dans ce cadre, l’entreprise possède trois caveaux de vente : à Chablis, à Vézelay, et la Cave Saint-Paul dans le 4e arrondissement de Paris, depuis l’année dernière. Ces caveaux, complétés de la boutique en ligne, représentent un canal non négligeable. Et pour cause, la vente aux particuliers atteint 7% du chiffre d’affaires de La Chablisienne.
L’œnotourisme, l’axe central de développement
De plus, la diversification se matérialise également par la place accordée à l’œnotourisme. Différentes offres de dégustation existent d’ores et déjà au sein des caveaux de Chablis et Vézelay. Mais la structure qui vinifie chaque année 1.200 hectares de vignes et dont la production s’élève en moyenne à huit millions de bouteilles compte pousser le curseur encore d’un cran. La Chablisienne prévoit en effet la création de sept chambres d’hôtes, d’une salle de travail d’une capacité de 50 personnes et d’une salle de dégustation au Moulin des Croix, qui est devenu le siège du Château Grenouilles, son grand cru. Les travaux devraient débuter à l’automne prochain pour une ouverture au printemps 2027.
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La coopérative a également prévu de s’associer à un restaurateur pour l’offre culinaire du lieu. Avec ce centre œnotouristique, elle pourrait ainsi prévoir des programmes complets au départ de ses caveaux avec, selon les cas, la possibilité de découvrir l’ancienne carrière de Cravant, d’une surface totale de 15.000 m2, qui fait office de lieu de stockage depuis 2025. Ce lieu travaillé depuis le XIIe siècle, dont certaines pierres ont servi pour le Panthéon à Paris, et qui a accueilli des avions militaires durant l’Entre-deux-guerres, permet à La Chablisienne d’élever ses vins. « L’idée est de prendre le temps d’élever. Il y a trop souvent des chablis commercialisés trop jeunes », explique le directeur général.
L’image de Chablis, atout de La Chablisienne
Aussi, la carrière de Cravant représente l’un des axes stratégiques de la cave pour une autre raison. « La seule réponse à la récurrence des aléas climatiques est de consolider nos fonds propres pour être résilients et d’augmenter nos stocks pour encaisser les à-coups », estime Damien Leclerc, qui précise que la cave possède 50 millions d’euros de fonds propres. Une stratégie sage afin de voir l’avenir sereinement.
Nous sommes une coopérative mais La Chablisienne est devenue une belle maison de vins.
L’entreprise compte enfin poursuivre sur sa lancée en améliorant toujours plus son image de marque. « Nous sommes une coopérative mais La Chablisienne est devenue une belle maison de vins », lâche le directeur général. Une belle image autour de La Chablisienne mais également autour des vins de Chablis, la coopérative produisant quasi exclusivement du blanc, le rouge représentant à peine 2% de sa production. « Chablis est une marque qui n’a jamais été aussi forte, partout dans le monde », se félicite-t-il.
Dans ce contexte, Damien Leclerc espère atteindre à terme les 70 millions d’euros de chiffre d’affaires en respectant l’ADN de La Chablisienne : la notion de rapport qualité-prix-plaisir avec des prix qui débutent aux alentours de 8 à 10 euros, puis s’élèvent entre 15 et 20 euros pour du chablis, contre une fourchette comprise entre 25 et 30 euros pour du chablis premier cru.