Fermes d’Avenir propose de financer les efforts agricoles en faveur de l’environnement

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En écho à la thématique du Salon international de l’agriculture “Générations solutions”, l’association Fermes d’Avenir prend position pour évaluer et financer les pratiques de préservation de l’environnement.

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Fermes d'Avenir plaide pour une rémunération des agriculteurs étendue à leurs actions en faveur des écosystèmes. Crédit : Unsplash

L’association Fermes d’Avenir part du postulat que les agriculteurs ont pour mission de nourrir les Français et de préserver leurs “biens communs” (eau, sols, biodiversité, climat). « Un “second métier” pour lequel les agriculteurs ne reçoivent pas de rémunération leur permettant de le faire correctement », estime l’association. A l’occasion du Salon de l’agriculture, elle présentera une solution pour chiffrer ces efforts et permettre de le financer.

Pour en évaluer les coûts, Fermes d’Avenir a ainsi développé un programme d’application de la méthode de Comptabilité écologique C.A.R.E. L’objectif est d’identifier et chiffrer les pratiques de préservation de ces biens communs. Nommé FinBEE (Financer les Bons Etats Ecologiques), ce programme permet aux acteurs territoriaux (collectivités, agences publiques, acteurs des filières agricoles, banques) de se saisir de la Comptabilité écologique pour repenser leurs actions de soutien à l’agriculture.

Des compétences peu valorisées

L’association rappelle ainsi que l’agriculture couvre 52% de notre territoire. Par cette surface, elle est de fait investie d’une responsabilité dans la gestion des ressources naturelles. Cette mission de régénération constitue le “second métier” de l’agriculteur, exercé en parallèle de sa mission principale nourricière. « Bien au-delà de la question des rendements agricoles, pour garantir la survie de notre système alimentaire, il est impératif de régénérer le sol, la biodiversité, l’eau et le climat, souligne le communiqué. Or restaurer des kilomètres de haies, les gérer, réduire le labour etc. sont des pratiques qui ont un coût. Certaines fermes réussissent à en supporter une partie en inventant des modèles économiques adaptés. Mais pour la grande majorité des fermes en France, cette tâche est rendue impossible par le peu de valeur qui leur revient dans un système économique mondialisé. »

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