Observatoire Chavin : le sans alcool poursuit sa montée en puissance
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D’après la deuxième édition de l’Observatoire Chavin & CSA, le Dry January et la consommation de sans alcool ne cessent de progresser.
Le sans alcool s’ancre durablement dans les habitudes de consommation. C’est ce qu’il ressort de l’Observatoire Chavin & CSA 2025, la deuxième édition de l’étude commandée par le producteur de vins désalcoolisés Chavin à l’institut de sondages CSA. L’Observatoire Chavin & CSA porte sur la consommation des vins et boissons sans alcool en France et sur le Dry January, réalisée auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française.
Mis en perspective avec les résultats de la première édition, ceux de cette année permettent d’apprécier une nette progression. En effet, 30% des Français ont déjà participé au moins une fois au Dry January, un chiffre qui connaît un bond de 11 points en seulement un an. Aussi, 21% ont participé à cette opération en janvier dernier, tandis que 17% y prendront part pour la première fois en janvier prochain.
Un Dry January en progression
Dans la même veine, 44% des Français ont l’intention de participer au Dry January en 2026, contre 41% lors du précédent sondage. « Nous constatons une progression des nouveaux entrants. Aussi, 44% correspondent à 27 millions de personnes qui veulent participer au Dry January, si nous rapportons ce pourcentage à la population française », précise Mathilde Boulachin, fondatrice de Chavin en 2010, entreprise qui aura produit cette année 2,5 millions de bouteilles.
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En outre, l’étude permet d’identifier assez précisément le profil type des participants au Dry January. 55% d’entre eux sont ainsi des femmes, un ratio qui « devient un peu plus équilibré », indique Mathilde Boulachin. L’âge moyen se révèle inférieur à 49 ans, principalement des CSP+ et des consommateurs de vins « classiques », ce qui en fait des consommateurs hybrides ou flexidrinkers.
Une forte proposition de flexibuveurs, alternant entre alcool et sans alcool
Par ailleurs, cet engouement qui se confirme pour le Dry January se révèle plus global. Il ne se limite pas à cette seule opération mais s’ancre tout au long de l’année avec la consommation de boissons sans alcool diverses. Pour illustrer ce phénomène, un chiffre : 36% des Français ont réduit leur consommation d‘alcool en 2025. 10% déclarent même un arrêt complet de leur consommation, alors que 39% souhaitent la réduire encore davantage l’année prochaine.
Dans ce contexte, 73% des personnes interrogées se déclarent flexibuveurs, contre 71% en 2024, ce qui montre l’importante porosité entre les segments de l’alcool et du sans alcool et pousse à les considérer comme des compléments, et donc à ne pas les opposer.
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Parmi les solutions sans alcool, les vins désalcoolisés, boissons à base de vins désalcoolisés et boissons non fermentées gagnent peu à peu des parts de marché. 34% des participants au sondage ont déjà consommé de telles boissons, un chiffre en hausse de neuf points en un an. Et 19% en consomment actuellement, de manière régulière ou occasionnelle, contre 18% en 2024, tandis que 7% en boivent même chaque semaine. Ce qui laisse dire à Mathilde Boulachin qu’il « ne faut plus les considérer comme une niche mais comme une véritable catégorie établie ».
Les CHR à la traîne dans le vin sans alcool
S’agissant du profil des consommateurs de ce groupe de boissons, il s’apparente au profil des participants au Dry January. À savoir, majoritairement des femmes (52%), jeunes (78% ont moins de 49 ans et 49% ont même moins de 35 ans), et flexibuveurs (95% consomment aussi du vin alcoolisé). « Ce qui bouleverse les paradigmes car nous avions tendance à penser que nous allions chercher uniquement ceux qui ne boivent pas d’alcool », développe la fondatrice de Chavin.
L’étude apporte en outre une précision d’ordre géographique. Les consommateurs de vins désalcoolisés, boissons à base de vins désalcoolisés et boissons non fermentées se situent principalement en Île-de-France (27%) et dans le sud-est du pays (28%). Enfin, la consommation se déroule majoritairement à domicile (58%) et chez des proches (34%), tandis que les CHR restent à la traîne : 5% au restaurant et 2% au bar.
« Le métier de sommelier doit se réinventer. Nous assistons à une vraie cassure avec des gens qui consomment moins pour diverses raisons. Face à cela, le restaurateur doit s’adapter », conclut Fabrice Sommelier, Meilleur Ouvrier de France sommellerie, avec lequel Chavin a conclu un partenariat dont l’objectif est la mise en avant du sans alcool.