Vincent Berthet, Jo Sempels… Les repères de la semaine
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Vincent Berthet, Jo Sempels… Retrouvez les repères de la semaine avec l’Auvergnat de Paris et Au Cœur du CHR.
En hausse
Vincent Berthet est nommé directeur général de l’enseigne Au Bureau (Bertrand Franchise). Cet homme de 40 ans a commencé comme stagiaire en 2009, puis il est devenu rapidement responsable communication marketing d’Au Bureau. Après une première expérience en franchise, il rejoint à nouveau le groupe Bertrand comme franchisé multi-enseignes (Hippopotamus, Au Bureau, Léon). En 2023, il est nommé directeur général de Volfoni (autre enseigne Bertrand Franchise) qu’il contribue à redynamiser. « Je vais mettre à profit ma vision de franchisé, franchiseur et restaurateur pour opérer des changements importants sur la marque », a déclaré le nouveau directeur général d’Au Bureau.
Jo Sempels est le nouveau directeur général de McDonald’s France. Cette nomination s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation stratégique menée au niveau mondial par Chris Kempczinski, président de McDonald’s Corporation. Fort de plus de 30 ans d’expérience au sein du groupe, Jo Sempels est un expert du réseau. Il a occupé de nombreuses fonctions, notamment celles de directeur général pour la Belgique et les Pays-Bas, puis président du segment IDL (développement international des licences). La France, deuxième marché du géant du fast-food après les États-Unis, représente un enjeu stratégique majeur pour le groupe, qui prévoit 50 ouvertures de restaurants en 2025.
France Boissons s’apprête à inaugurer sa nouvelle plate-forme logistique à Buchelay (Yvelines). Ce nouveau site, dont les travaux ont commencé le 24 septembre 2024, sera dévoilé le 16 juin prochain, en présence de Laurent Théodore, président de France Boissons (filiale du groupe Heineken). Cette plateforme dédiée à la distribution de boissons des cafés, hôtels et restaurants s’étend sur environ 19000 m2 . Elle permettra de livrer 2000 clients de la région et d’accueillir environ 150 collaborateurs, dont 30 emplois transférés du site de Rosny-sur- Seine (Yvelines). Parmi les innovations, la plate-forme regroupe notamment une centrale solaire photovoltaïque, un biotope et une houblonnière.
En baisse
La Cité internationale de la gastronomie et du vin (CIGV) de Dijon (Côte-d’Or) connaît plusieurs difficultés. Trois ans seulement après son inauguration, le bilan s’avère assez lourd: « Trois entités en redressement judiciaire, un hôtel en liquidation, une fréquentation décevante. » C’est ce que révèle Actu Dijon, précisant que « le restaurant gastronomique, un bistrot et la Cave, fer de lance œnologique de la Cité avec plus de 3000 références de vin, ont été placés en redressement judiciaire, incapables de faire face à leurs loyers ». Avec quelque 120000 visiteurs en 2024, la maire de Dijon, Nathalie Koenders, estime que les parties publiques du CIGV (musée et centre d’architecture) « marchent très bien ».
Dans la presse
Condamné à verser 11 000 € à un salarié. « Cet employé de l’Appartement Saint-Martin était logé dans un studio avec sa femme et son bébé au-dessus des Triplettes de Belleville, un restaurant du XXe qui appartient au même patron. Le tribunal a jugé que la famille en avait été expulsée illégalement, après avoir subi “ des pressions et menaces ”. Toutes les affaires du couple avaient également disparu. » C’est une situation sordide sur laquelle revient Le Parisien dans un article publié le 6 mai. Un Mauritanien de 35 ans, cuisinier à l’Appartement Saint-Martin (Paris 10e ) depuis 2022, a été sommé de quitter le studio de 10 m2 qu’il occupait avec sa femme et son enfant, au-dessus des Triplettes de Belleville (Paris 20e ). Ce trentenaire sans papiers a subi des menaces orales et par SMS, avant d’être mis à pied puis que l’électricité du logement soit coupée et la serrure changée. L’entreprise de Jean-Luc Lai, le patron des deux établissements, a été condamnée « à verser 7 000 € d’indemnités au titre du préjudice moral au couple et 4 000 € pour le préjudice matériel ».
Insolite
Les restos routiers mis en lumière. Après Rades en 2023, le photographe Guillaume Blot vient de publier son nouveau livre, Restos Routiers. En 1970, la France recensait environ 4 500 restaurants dits « routiers ». Aujourd’hui, le pays n’en compte plus que 700. Pendant six ans, le photographe est parti sur les routes de l’Hexagone pour en immortaliser 120, avec ses patrons… et les habitués de la route. Guillaume Blot documente ce qu’il se passe dans ces établissements où les clients peuvent manger un menu complet pour seulement 16 €. Restos routiers (28 €) est publié aux éditions Gallimard, avec des préfaces de la journaliste Nora Bouazzouni et du metteur en scène Mohamed El Khatib.