Le festival Soulac 1900 s’est tenu les 5, 6 et 7 juin 2026 pour sa 23e édition. Concours d’élégance, artistes de rue, musiciens, stands… ont battu la mesure. Une mise en bouche opportune pour le secteur du CHR.
Organisé par l’association Label Soulac, soutenu par Querrala Club, Soulac 1900 se met en scène pour « un incroyable voyage dans le temps ». En effet, au XIXe siècle, les bains de mer sont en pleine effervescence. Curistes et touristes affluent alors pour profiter des bienfaits de l’eau salée, du vent marin et des émanations des pins à Soulac-sur-Mer. Leur venue est facilitée par la ligne de chemin de fer Bordeaux-Soulac, instaurée en 1874.
Depuis, cette station balnéaire girondine du Nord-Médoc se développe. Des villas se construisent, des commerces s’ouvrent, des familles s’installent. L’architecture soulacaise, créative et élégante, se déploie. Et ce festival offre une visibilité sur cette commune de quelque 3.000 habitants à l’année, aujourd’hui. Une belle occasion de mettre en lumière les richesses de cette station balnéaire.
Soulac 1900, une aubaine pour le commerce
Le festival Soulac 1900 permet de valoriser l’étendue des ressources de cette ville. Et elles sont nombreuses. Chaque premier week-end de juin (considéré comme un mois « faible ») attire ainsi des touristes de toutes parts. Quelque 30.000 visiteurs sont attendus durant ce week-end. Les Allemands et les Néerlandais seraient friands de la côte soulacaise et fidèles au rendez-vous, et ce depuis des années. En outre, les résidences secondaires s’ouvrent de nouveau. La plupart de leurs propriétaires souhaitant jouir de la belle saison. Une aubaine autant pour les commerces que pour les artisans du coin. L’hôtellerie et la restauration ne sont pas en reste. Ce secteur affiche complet en cette période et pose ainsi des jalons pour la saison estivale.
Des CHR en expansion
Près de 30% des CHR sont ouverts à l’année, contre 10% il y a cinq ans. L’activité économique fonctionne non seulement grâce à la population locale mais aussi avoisinante, telles que Montalivet et Royan. Par ailleurs, les ressources naturelles alimentent la créativité culinaire. Ainsi qu’en témoignent les propriétaires de la Brasserie de la plage, de la Maison Brémontier et du Bar des amis.
La Brasserie de la plage, à l’origine « une baraque de frites devenue depuis 1999 un vrai restaurant », confectionne les « plats signature » à partir « de poissons frais d’arrivage auprès des pêcheurs, en provenance du phare de Cordouan », affirme Maeva Sanchez, la propriétaire. Il s’agit de bars, de daurades royales, de maquereaux.
Le local à l’honneur
De son côté, Julia Bazzo de la Maison Brémontier met en avant « une cuisine élaborée de telle façon qu’elle raconte une histoire », avec une sensibilité écologique assumée. Tous les déchets sont traités et les plats se composent de produits locaux. De même, l’achat de la viande relève d’une pièce entière que le chef découpe en morceaux ensuite. Ici, le vin blanc du Médoc (AOC médoc blanc) est particulièrement mis à l’honneur.
Au Bar des Amis, la cuisine complète le bar et sert le produit brut, « il n’y a pas de transformation des produits », déclare Philippe, le gérant. Dans les années 1950, il s’agissait d’une cave à vins avec comme spécialité le loupiac avant de devenir un bar où l’on se restaure. Les huîtres proviennent du littoral, les viandes sont d’origine française. « Frais au maximum et de saison ». Un tiramisu au loupiac est proposé en clin d’œil à l’histoire de l’établissement. Ces trois établissements différents accueillent la clientèle toute l’année.
Soulac-sur-Mer respire la quiétude et la richesse de ressources naturelles. Un bord de mer accueillant où la restauration déploie une générosité créative, soucieuse de partager les produits locaux, de raconter une histoire. Le Festival Soulac 1900 pourrait inspirer d’autres petites communes désireuses de partager leur art de vivre.