Retour sur le direct de la cérémonie du Guide Michelin 2026

  • Temps de lecture : 20 min

La cérémonie des Étoiles du Guide Michelin 2026 s’est déroulée ce lundi 16 mars, à Monaco. Nous avons suivi l’événement en direct sur Au Cœur du CHR.

michelin 2026
La cérémonie des étoiles Michelin se déroulera lundi 16 mars, à Monaco. Crédit : Guide Michelin

Lundi 16 mars – 18h49 – 3 ÉTOILES

L’établissement Les Morainières du chef-propriétaire Michaël Arnoult, à Jongieux (Savoie), est l’unique nouveau restaurant à obtenir 3-étoiles au Guide Michelin 2026.

Michaël Arnoult est né en 1977 à Orléans. Second d’Emmanuel Renaut à Flocons de Sel, il développe dès cette époque sa vision de la haute cuisine alpine. En 2005, avec son épouse Ingrid, il ouvre Les Morainières à Jongieux, redonnant ainsi ses lettres de noblesse à un ancien cellier en pierre, qui servait jadis à cultiver le vin, les truffes ou encore les champignons. Son établissement reçoit une 1ère étoile en 2007, puis la seconde en 2012. Il est aujourd’hui le nouveau 3 étoiles de cette cérémonie 2026.

Lundi 16 mars – 18h40 – Le Guide Michelin remet le prix du chef Mentor à Pierre Gagnaire.

La grandeur d’un chef se mesure à ce qu’il transmet.
Un mentor permet à celles et ceux qu’il inspire de se révéler, de s’affranchir… et de devenir libres de créer. Un mentor, ce n’est pas seulement un chef que l’on admire.
C’est quelqu’un qui inspire par sa créativité, qui guide par son exemple, et qui, par sa générosité, permet aux autres de grandir à leur tour. Le chef qui va être désigné ce soir, possède toutes ces qualités uniques.

Pierre Gagnaire est un visionnaire ; son ouverture d’esprit et sa générosité sont un modèle pour de nombreux chefs. La signature d’un repas chez Pierre Gagnaire, ce sont ces mariages qui pourraient paraître insolites, mais s’avèrent parfaitement réfléchis et tombent juste. Ses fameuses assiettes « satellites » font de chaque moment passé à table une vraie fête, un modèle de générosité, une vraie création artistique, une œuvre abstraite. C’est la certitude de ne pas avoir la même assiette que son voisin. Il a obtenu pour la première fois trois étoiles en 1993 à Saint-Étienne avant de rejoindre Paris, où son rôle dépasse celui de chef multi-étoilé. Un mentor pour toute une génération de jeunes chefs.

Lundi 16 mars – 18h34 – 2-ÉTOILES

7 nouveaux restaurants obtiennent 2-étoiles Michelin à travers la France.

*VIRTUS*
À Paris toujours, à quelques pas du marché d’Aligre, derrière une belle façade bleu sombre et un intérieur émaillé de touches Art déco, Virtus raconte depuis 2021 l’histoire d’un couple et d’une vision. Frédéric Lorimier et Camille Gouyer y construisent, ensemble, une maison à leur image : exigeante, sensible et précise.Une cuisine contemporaine d’une grande finesse, portée par la rigueur du geste technique et la sincérité de l’engagement.

*HAKUBA*
À Paris, au cœur du Cheval Blanc, Hakuba célèbre la rencontre de deux cultures. Autour du maître sushi Takuya Watanabe, originaire de l’île d’Hokkaido, d’Arnaud Donckele et de Maxime Frédéric, l’omakase devient une œuvre à six mains, où la tradition japonaise dialogue avec l’élégance et la sensibilité françaises. Un moment suspendu, entre précision absolue et émotion pure.

*FRÉDÉRIC DOUCET*
En Bourgogne, à Charolles, Frédéric Doucet incarne l’âme de l’aubergiste contemporain, conjuguant avec brio la passion de la cuisine et de l’accueil. Dans la maison familiale, celle de ses parents, qu’il a patiemment transformée, il célèbre aujourd’hui son terroir avec une cuisine moderne, sincère et profondément enracinée, où le bœuf charolais et les produits locaux deviennent les ambassadeurs d’un territoire tout entier.

*ALLIANCE*
Dans une rue discrète du cinquième arrondissement, Alliance cultive l’excellence dans l’intimité de ses 8 tables. Le chef Toshitaka Omiya y déploie depuis 2014 une cuisine moderne nourrie de grandes bases classiques, où chaque jus, chaque cuisson, chaque détail témoigne d’une maîtrise remarquable. Une table confidentielle, devenue essentielle.

*ARBANE*
À Reims, dans un élégant hôtel particulier, Philippe Mille ouvre un nouveau chapitre. Fort d’un parcours exceptionnel, il signe aujourd’hui une cuisine profondément enracinée dans le terroir champenois, où la créativité révèle l’essence même des produits. Une œuvre personnelle, à la fois mature et inspirée.

*LE COROT*
A Ville-d’Avray, Le Corot poursuit avec constance sa quête d’excellence. Depuis plus d’une décennie, Rémi Chambard y compose une cuisine moderne et créative, guidée par les saisons et par les richesses du terroir francilien. Une maison fidèle à ses valeurs, où la précision se met au service de l’émotion.

*BULLE D’OSIER*
Enfin, à Langres, dans un écrin contemporain entouré d’un vaste potager, Bulle d’Osier fait dialoguer nature et création.Porté par le jeune chef Valentin Loison et inspiré par l’héritage de Laurent Petit, le lieu donne naissance à une cuisine vive et percutante, nourrie par le jardin, la cueillette, la pêche et les saisons. Une adresse où l’engagement et la créativité avancent main dans la main.

Lundi 16 mars – 18h21 –PRIX DU SERVICE*

Le Prix Michelin du Service célèbre ces femmes et ces hommes qui incarnent l’âme d’une maison. Les Prix MICHELIN du Service 2026 sont attribués à :
Marco Tognon, du restaurant Les Ambassadeurs by Christophe Cussac, à Monaco
Camille Gouyer, du restaurant Virtus, dans le 12ème arrondissement de Paris

Ils sont les premiers regards.
Les premières voix.
Et souvent, les derniers souvenirs d’une expérience inoubliable.

À Paris, au restaurant Virtus, Camille Gouyer incarne cette nouvelle génération de directrices de salle qui vivent leur métier comme une évidence. Formée dans de grandes maisons, elle a ouvert son propre restaurant avec le chef Frédéric Lorimier, son compagnon. À travers elle, c’est toute la sensibilité d’un lieu qui s’exprime.

À Monaco, au restaurant Les Ambassadeurs by Christophe Cussac, Marco Tognon perpétue une autre tradition. Originaire de Venise, fort de plus de quinze années passées dans les plus grandes maisons parisiennes, il dirige aujourd’hui la salle avec une prestance tranquille et une attention de chaque instant.

Deux parcours. Mais une même vocation : celle de faire du service un art.

Lundi 16 mars – 18h15 – PRIX DE LA SOMMELLERIE*

Anne Humbrecht, du restaurant La Table du Gourmet, à Riquewihr (68)
Edmond Gasser, du restaurant Pic, à Valence (26)

Pour les inspectrices et inspecteurs, ils incarnent deux visions uniques de la sommellerie. À Riquewihr, au cœur du vignoble alsacien à La Table du Gourmet, 1* , Anne Humbrecht compose une partition profondément enracinée dans sa terre natale. Initiée dès l’enfance aux métiers du goût, elle propose aujourd’hui une sélection remarquable, où les vins dialoguent avec les sols dont ils sont issus, et où chaque service, précis et attentif, révèle toute la singularité du terroir alsacien.

À Valence, dans la maison Pic, 3*, Edmond Gasser explore d’autres horizons. Formé à travers l’Europe, à Munich puis en Suisse, il accompagne aujourd’hui la cuisine d’Anne-Sophie Pic avec une approche aussi rigoureuse que créative.

Ses accords, y compris sans alcool, imaginés à partir d’infusions, de fruits ou de végétaux, ouvrent de nouvelles perspectives et prolongent l’expérience bien au-delà du verre. Deux parcours. Deux sensibilités.Mais une même conviction : celle que le vin, et plus largement tout breuvage, est un langage et qu’il peut, à lui seul, transformer un repas en souvenir.

Lundi 16 mars – 18h08 – PRIX PASSION DESSERT (10 adresse récompensées)

La sélection Passion Dessert, créée en 2019 par Valrhona et le Guide MICHELIN, réunit les restaurants qui placent la partition sucrée au plus haut niveau. Une sélection réalisée et remise à jour chaque année par les inspectrices et les inspecteurs du Guide MICHELIN.

De Colomiers, près de Toulouse, où, à la Maison Pellestor-Veyrier, la partition sucrée s’écrit dans le sillage des plus grandes maisons…

À Dijon, où, chez William Frachot, un pâtissier revenu enrichir sa région d’origine après un détour à l’autre bout du monde, fait dialoguer savoir-faire et mémoire… Jusqu’à Saint-Émilion au cœur des vignes, où, à La Table de Pavie, la partition sucrée est portée à son plus haut niveau.

À Paris, où plusieurs tables incarnent cette nouvelle génération exigeante, comme chez Irwin, où une création autour de la vanille de Madagascar et du miso est déjà devenue signature ou encore au Saint James Paris, où la finesse et la précision dessinent des desserts d’une grande élégance. Et parfois, ces vocations naissent très tôt, comme au Corot, où celui qui fut un jour stagiaire est revenu, après un passage dans les plus grandes maisons parisiennes, prendre la tête de la création sucrée.

Les vocations se transmettent aussi, comme à La Chabotterie, où une passion née dans l’enfance, auprès d’un grand-père pâtissier, continue de vivre et de se réinventer chaque jour.

D’Arbane, à Reims, à la Maison Decoret, à Vichy, de Ville-d’Avray à la Vendée, tous partagent la même exigence.
Faire du dessert un moment à part. Un moment de précision. Un moment d’émotion.

Lundi 16 mars – 18h – Les étoiles vertes récompensent les tables engagés dans la gastronomie durable. 14 nouvelles tables décrochent une étoile verte Michelin à travers la France.

Partout dans le monde, une communauté de chefs réinvente, chaque jour, la manière de cuisiner.
Des femmes et des hommes pour qui l’engagement n’est pas une tendance, mais une conviction profonde. Une conviction qui guide leurs choix :
– le choix des produits,
– le respect des saisons,
– le lien avec les producteurs. Cette reconnaissance n’est ni un label, ni une certification.

Cette année, 14 nouvelles tables rejoignent cette communauté. Et cocorico : c’est en France qu’on trouve le plus grand nombre de ces établissements engagés – et la tendance se confirme encore aujourd’hui, avec plus de 100 tables au total.
De la Drôme à la Charente-Maritime, de l’Île d’Oléron à Paris, des Vosges au Massif central, ces tables engagées dessinent un autre visage de la gastronomie : plus consciente, plus locale et ancrée dans les enjeux d’aujourd’hui. Elles cultivent leurs jardins, pêchent avec mesure, sourcent auprès de celles et ceux qui travaillent la terre, et imaginent une cuisine qui ne sépare jamais le goût de la responsabilité. Les établissements que nous célébrons maintenant incarnent cet élan, cette exigence, cette volonté de faire mieux.

Lundi 16 mars – 17h55 – Le Guide Michelin 2026 comptabilise 54 nouvelles tables 1-étoile.

Lundi 16 mars – 17h51

L’Ouest (Bretagne, Centre Val de Loire, Pays de la Loire et Nouvelle Aquitaine) est primé par 6 restaurants 1-etoile Michelin.

Cette façade qui regarde l’Atlantique et respire la lande, les vignes, le vent et les marées. De la Bretagne granitique à la douceur charentaise, des ports de l’Île de Ré aux rues de Bordeaux, cet espace compose cette année encore une symphonie de terroirs : iodée, boisée, viticole. Tantôt au cœur d’un domaine du XVIᵉ siècle, dans le Morbihan, où se déploie une cuisine contemporaine attachée à son sol breton.

Tantôt sur le port de La Flotte, où deux jeunes talents redonnent vie à une maison du XVIIᵉ siècle, célébrant le végétal et la mer. Jusqu’à Sauternes, dans une bâtisse de pierre, où une partition brillante met en avant le terroir aquitain, entre finesse et audace.

Lundi 16 mars – 17h51 – La région Est (Auvergne-Rhône Alpes, Grand Est et Bourgogne-Franche Comté) recense 17 nouveaux restaurants 1-étoiles Michelin.

Ici encore, la gastronomie est une géographie. Elle épouse les reliefs, suit les rivières, s’attarde dans les villages, et s’élève jusqu’aux cimes. Elle naît dans la lumière de la Drôme, à Alixan, où un chef a choisi de tout réinventer, pour proposer une cuisine moderne, intime, profondément ancrée dans les produits de son territoire.

Elle prend de l’altitude, à Abondance ou Saint-Gervais-les-Bains, où les chefs composent des assiettes précises et contemporaines, guidées par les saisons, les produits locaux, et l’exigence d’un équilibre juste.

Elle traverse Lyon, ville de confluences et de transmission, où une nouvelle génération fait dialoguer héritage lyonnais et influences multiples, dans une cuisine créative et personnelle.
Puis elle s’étire entre les rangs de vigne, à Pupillin, où une table célèbre, avec sincérité et modernité, les produits du Jura et l’identité profonde de ce village de vignerons.

D’une vallée à l’autre, d’une montagne à une terre de vignobles, une même vision se dessine. Une cuisine contemporaine, libre, mais toujours fidèle à ses ancrages.

Lundi 16 mars – 17h48 – La région Île-de-France/Nord se voit attribuer 14 nouveaux restaurants 1-étoile Michelin.

À Paris, la gastronomie est partout.

Dans la lumière des quais, derrière une adresse discrète du quai Voltaire sans aucune enseigne, un chef perpétue l’art du geste dans sa forme la plus pure. Non loin du Palais Royal, une maison au nom résolument italien redonne vie à un lieu chargé d’histoire, tandis que d’autres tables, portées par une nouvelle génération, incarnent l’élan de chefs qui écrivent leurs propres codes.

Ailleurs, dans l’élégance feutrée d’une maison de couture, la haute gastronomie dialogue avec l’univers de la haute couture. Et parfois, il suffit de quelques places autour d’un comptoir japonais dans le 1er arrondissement pour que le voyage commence. Mais ce territoire ne s’arrête pas aux frontières de la capitale.

En lisière de la forêt de Rambouillet, une table vit au rythme des abeilles et de la nature. Plus au nord, dans un château réinventé comme dans une adresse contemporaine aux portes de Lille, de nouvelles maisons témoignent du renouveau d’une terre profondément attachée à sa culture gastronomique.

Entre capitales et clairières, entre héritage et audace, ces maisons dessinent les nouveaux horizons de la gastronomie française.

Lundi 16 mars – 17h46 – Le Sud-Est récompense 11 nouvelles tables 1-étoile Michelin.

Cap au Sud Est à présent, où viennent se poser 11 nouvelles tables étoilées. Accrochées aux falaises de la Côte d’Azur, face à la Méditerranée, certaines tables semblent suspendues entre ciel et mer… À Nice, Marseille ou Toulon, une nouvelle génération de chefs fait vibrer la scène urbaine, portée par l’énergie du littoral et la richesse portuaire. Plus haut, dans l’arrière-pays, entre oliviers, jardins et villages perchés, des maisons de caractère offrent un autre tempo, plus intime, plus enraciné.

Jusqu’au cœur des montagnes du Mercantour, où d’anciennes auberges deviennent des refuges gastronomiques inattendus…

Et bien sûr, ici, en Principauté de Monaco, où l’histoire et l’excellence continuent de s’écrire face à la mer. Entre rivages mythiques, nature préservée et destinations d’exception, le Sud-Est confirme sa vitalité et son pouvoir d’attraction.

Lundi 16 mars – 17h41 – SÉQUENCE PREMIÈRE ÉTOILE*

Elle sera présentée en 5 grands découpages régionaux (Occitanie, Ouest, Sud Est, Nord, Est).

OCCITANIE : 6 établissements récompensés

De Toulouse, la Ville rose, où une nouvelle génération de chefs insuffle son énergie aux quartiers les plus vivants… À Colomiers, où une maison emblématique renaît sous l’impulsion d’un jeune talent, écrivant un nouveau chapitre dans un lieu chargé d’histoire…Plus au nord, dans le Lot, au cœur des paysages vallonnés et des domaines viticoles, d’anciennes granges et bâtisses rurales deviennent des destinations gastronomiques à part entière…

Et jusqu’aux villages baignés de soleil du Gard, où derrière les murs de pierre calcaire, des maisons de caractère célèbrent le terroir et la douceur de vivre méridionale…

L’Occitanie révèle un visage pluriel, audacieux et profondément vivant. Entre villes et campagnes, héritage et renouveau, ces tables incarnent le dynamisme d’une région en pleine effervescence.

Lundi 16 mars – 17h35 – Dans la foulée de ce prix, Gwendal Poullennec annonce que la Maison Pellestor Veyrier reçoit sa première étoile Michelin. Le chef de l’établissement de Colomiers (Haute-Garonne) enfile sa veste sur scène.

Lundi 16 mars – 17h31 – Le prix Michelin du Jeune Chef est remis à Quentin Pellestor-Veyrier de la Maison Pellestor Veyrier à Colomiers (Haute-Garonne).

« Chaque année, le Guide Michelin distingue, à travers le Prix du Jeune Chef, une cheffe ou un chef qui incarne l’avenir de la gastronomie. Un talent en pleine ascension, qui se distingue par sa créativité, sa personnalité, et la justesse de sa cuisine. Ce prix vient saluer un parcours, un engagement, mais aussi une promesse. La promesse d’une voix nouvelle, qui écrit déjà les grandes pages de la gastronomie de demain », explique Gwendal Poullennec.

Lundi 16 mars – 17h26 – Dans quelques jours, le Guide Michelin attribuera « des grappes » (1, 2 et 3 grappes) pour honorer les meilleurs domaines viticoles de France, annonce Gwendal Poullennec.

Lundi 16 mars – 17h21 – Gwendal Poullennec, directeur international des Guides gastronomiques Michelin, offre des boutons de manchette… ornant des étoiles Michelin, pour le remercier de son accueil dans la principauté.

Lundi 16 mars – 17h16 – Le prince Albert II prononce un discours introductif sur la scène du Grimaldi Forum Monaco.

Lundi 16 mars – 17h11 – La cérémonie de la 117e édition du Guide Michelin France et Monaco s’ouvre officiellement !

Lundi 16 mars – 16h55 – Retour sur le palmarès 2025

L’édition 2026 sera-t-elle plus généreuse que la précédente ? En 2025, 57 nouvelles tables avaient fait leur entrée. Plus de 100 étoiles vertes, un record, étaient également répertoriées.

La surprise était venue de l’attribution des 3-étoiles à deux établissements, Le Coquillage, par Hugo Roellinger, à Saint-Méloir-des-Ondes (Ille-et-Vilaine), et le Restaurant Christopher Coutanceau, à La Rochelle (Charente-Maritime). Ce dernier récupérait ainsi le graal, deux ans après l’avoir perdu. Le Guide Michelin totalise ainsi 31 restaurants 3-étoiles.

Neuf tables avaient obtenu 2-étoiles : Rozo (Camille Pailleau et Diego Delbecq, Marcq-en-baroeul), Maison Nouvelle (Philippe Etchebest, Bordeaux), Baumanière 1850 (Thomas Prod’homme, Courchevel), L’Abysse Monte-Carlo (Yannick Alléno et Yasunari Okazaki, Monaco), Blanc (Shinichi Sato, Paris), L’observatoire du Gabriel (Bertrand Noeureuil, Bordeaux), L’Auberge de Saint-Rémy (Fanny Rey et Jonathan Wahid, St-Rémy de Provence) et Sushi Yoshinaga (Tomoyuki Yoshinaga, Paris).

Le Guide Michelin avait également salué le travail de Valentina Giacobbe (Ginko, Lille) en lui remettant le prix du Jeune chef, en plus d’une première étoile pour son établissement.

Coraly Semery, directrice du restaurant étoilé Ébullition, à Montpellier, ainsi que Valentin Cavalade, directeur de salle du restaurant deux-étoiles Le Jules Verne, à Paris avaient reçu les honneurs du prix du Service.

Maéva Rougeoreille, cheffe sommelière du restaurant 2-étoiles et étoile verte Jean Sulpice (Talloires-Montmin), ainsi que Jean Dumontet sommelier du restaurant étoilé Frédéric Doucet (Charolles) s’étaient illustrés pour la sommellerie.

Enfin, Bernard Pacaud, alors à la tête de l’Ambroisie, à Paris, avait reçu le trophée du Chef mentor, saluant son implication au sein de la profession pour former les jeunes générations de cuisiniers.

Lundi 16 mars – 16h40Les Étoiles ont 100 ans

Si le Guide Michelin a vu le jour en 1900, les premières étoiles ont été attribuées seulement à partir de 1926. L’édition 2026 marque ainsi le centenaire des Étoiles. D’un répertoire voué à renseigner les automobilistes sur les garages à proximité pour remplacer leurs pneus, le guide s’est enrichi au fil des années. Jusqu’à récompenser les meilleurs restaurants, pour la première fois dans l’édition de 1926. Il compte alors 46 établissements. L’engouement est rapide, au point que le classement de 1 à 3-étoiles est mis en place dès 1931. Parmi les premiers restaurants récompensés : La Mère Brazier à Lyon, où officiait un certain Paul Bocuse !

Lundi 16 mars – 16h30 – La cérémonie démarrera à 17h, au sein du Grimaldi Forum, à Monte-Carlo (Monaco).

La révélation du palmarès devrait réserver plusieurs temps forts.

Le point d’orgue est attendu aux environs de 18h30 avec l’annonce du ou des éventuels nouveaux 3-étoiles.

Le palmarès révèlera, comme à l’accoutumée, les établissements nouvellement étoilés, ainsi que ceux bénéficiant d’une progression vers deux, voire trois étoiles. Le guide remettra également un certain nombre d’étoiles vertes, saluant les démarches écoresponsables les plus abouties.

Plusieurs autres prix salueront également le professionnalisme des nombreux métiers qui façonnent l’expérience dans les restaurants : le prix du jeune chef, celui du service, le prix de la sommellerie, ainsi que celui du chef mentor.

Enfin, les noms des chefs rejoignant la promotion Passion Dessert seront annoncés.

Vendredi 13 mars – 17h30 – Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré à la cérémonie du Guide Michelin France et Monaco 2026. Une nouvelle fois, la grande famille de la gastronomie française retient son souffle, à quelques heures de l’annonce du palmarès. Lundi 16 mars, nous vous ferons vivre, depuis le Grimaldi Forum, à Monaco, les émotions et les rebondissements des annonces des étoiles 2026.

L’événement poursuit ainsi son tour de France, initié lors de l’édition 2022. Après avoir rendu hommage aux terroirs de Cognac, Strasbourg, Tours et Metz, le Guide Michelin met en lumière cette année la gastronomie de la Méditerranée. Et plus particulièrement celle de la Principauté de Monaco.

Le Rocher s’illustre en effet à travers de nombreuses tables réputées dans le monde entier. Des chefs de renom, à l’instar d’Alain Ducasse, de Yannick Alleno, ou encore de Marcel Ravin ont fait de la destination un horizon gastronomique. Le guide référence Monaco depuis la toute première édition en 1900. Haut lieu de l’art et de l’architecture, la ville a ainsi toujours cultivé un art de vivre d’excellence.

À ce jour, le Guide Michelin recommande 16 tables monégasques : une trois-étoiles, 3 deux-étoiles et 4 une-étoile. Ce qui fait de Monaco l’État avec la plus grande concentration de tables étoilées au monde !

Les Bib gourmand en éclaireurs

Comme un avant-goût à la cérémonie des Étoiles, le palmarès des Bib Gourmands a été dévoilé il y a quelques semaines. Le 9 février, le Guide Michelin avaient convié les chefs au petit matin, au cœur du Marché international de Rungis. Un format inédit, au plus près des producteurs et des fournisseurs, pour valoriser une gastronomie du champ à l’assiette. La sélection s’enrichit de 75 nouvelles tables dans toute la France. Elle récompense des établissements pensés comme des lieux de vie, souvent très proches de leur territoire.

L’Ambroisie et Le Suquet rétrogradés

Si les spéculations vont bon train sur les potentiels nouveaux étoilés, le Guide Michelin a d’ores-et-déjà révélé la liste des établissements rétrogradés ou sortis du guide. Cela concerne 21 établissements.

Cette édition est marquée par la perte des 3-étoiles pour l’Ambroisie, à Paris. Mais aussi par le passage de deux à 1-étoile pour Le Suquet, à Laguiole dans l’Aveyron.

La rétrogradation de l’Ambroisie n’apparaît pas réellement comme une sanction, mais plutôt comme une remise à plat. En effet, après 40 ans à la tête de l’établissement, Bernard Pacaud avait transmis l’institution l’année dernière à Shintaro Awa. Si ce passage à deux étoiles émeut le monde de la gastronomie, c’est au regard de la longévité et de la constance de l’adresse de la place des Vosges. Bernard Pacaud avait réussi à maintenir son haut niveau d’excellence depuis 1988.

A Laguiole, le passage de deux à une étoile pour Le Suquet fait écho à la posture du chef Sébastien Bras vis-à-vis du Guide Michelin. Depuis dix ans, le chef aveyronnais clame sa volonté de s’affranchir de l’image du guide et de son classement. Après avoir obtenu gain de cause pour être retiré du guide, en 2018, il y était pourtant réapparu dès l’année suivante.

Passage de trois à deux étoiles
  1. L’Ambroisie – Paris – Île-de-France
Passage de deux à une étoile
  1. Le Suquet – Laguiole – Occitanie (Aveyron)
  2. Le Chabichou – Courchevel – Auvergne-Rhône-Alpes (Savoie)
  3. Le Relais de la Poste – Magescq – Nouvelle-Aquitaine (Landes)
Passage d'une étoile à une recommandation en sélection du guide
  1. L’Auberge de l’Abbaye – Ambronay – Auvergne-Rhône-Alpes (Ain)
  2. Le Figuier de Saint-Esprit – Antibes – Provence-Alpes-Côte d’Azur (Alpes-Maritimes)
  3. La Mirande – Avignon – Provence-Alpes-Côte d’Azur (Vaucluse)
  4. La Coopérative – Domaine Riberach – Bélesta – Occitanie (Pyrénées-Orientales)
  5. La Mère Germaine – Châteauneuf-du-Pape – Provence-Alpes-Côte d’Azur (Vaucluse)
  6. Le P’tit Polyte – Les Deux Alpes – Auvergne-Rhône-Alpes (Isère)
  7. L’Hysope – La Jarrie – Nouvelle-Aquitaine (Charente-Maritime)
  8. Le Pont de l’Ouysse – Lacave – Occitanie (Lot)
  9. La Table – Hôtel Clarance – Lille – Hauts-de-France (Nord)
  10. Les Terrasses de Lyon – Lyon – Auvergne-Rhône-Alpes (Rhône)
  11. L’Auberge de la Tour – Marcolès – Auvergne-Rhône-Alpes (Cantal)
  12. Le Village Tomohiro – Saint-Rémy-lès-Chevreuse – Île-de-France (Yvelines)
  13. Le Lièvre Gourmand – Orléans – Centre-Val de Loire (Loiret)
  14. Helen – Paris
  15. Ô Saveurs – Rouffiac-Tolosan – Occitanie (Haute-Garonne)
  16. Au 14 Février – Saint-Valentin – Centre-Val de Loire (Indre)
  17. Auberge Au Bœuf – Sessenheim – Grand Est (Bas-Rhin)

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