Fait maison : l’Umih dénonce une « absurdie gastronomique »

  • Temps de lecture : 2 min

Dans une tribune publiée dans Les Echos, Thierry Marx et Franck Chaumès, dirigeants de l’Umih, dénoncent les incohérences autour du « fait maison ».

Thierry Marx, président confédéral de l’Umih, et Franck Chaumès, président national Umih Restauration
Thierry Marx, président confédéral de l’Umih, et Franck Chaumès, président national Umih Restauration. Crédit : DR

Dans une tribune publiée le 21 février dans Les Echos, Thierry Marx, président confédéral de l’Umih, et Franck Chaumès, président national Umih Restauration, dénoncent les incohérences croissantes autour de la mention « fait maison ». Les deux représentants patronaux alertent sur un affaiblissement progressif de l’excellence gastronomique française à force de brouiller les repères du consommateur. Ils proposent un affichage obligatoire clair. Avec un logo apposé sur les cartes et en salle. En l’absence de logo, le plat ne serait pas considéré comme fait maison. Selon eux, cette règle unique mettrait fin aux ambiguïtés et garantirait une information transparente, compréhensible par tous, sans surenchère réglementaire.

Les auteurs fustigent en revanche ce qu’ils qualifient d’« Absurdie gastronomique ». Un restaurateur pourrait être sanctionné non pour avoir trompé le client, mais pour avoir omis de mentionner « fait maison » sur sa carte. Dans le même temps, ils pointent un possible double standard avec la restauration collective. En effet, le référentiel y est plus souple. Ce qui permettrait d’utiliser la même appellation pour des préparations intégrant des produits industriels. Ils critiquent également les propositions visant à imposer la mention « non fait maison » sur les plats concernés. Ils estiment qu’une telle approche transformerait le menu en inventaire administratif négatif, au détriment de la valorisation du savoir-faire. Selon eux, plutôt que multiplier les mentions dissuasives et les contrôles, il faut rendre obligatoire un affichage positif et harmonisé du « fait maison » afin de défendre la lisibilité de l’offre et la compétitivité des professionnels.

PARTAGER