Municipales 2026 : les TPE dressent leur bilan

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À un mois des municipales 2026, les TPE dénoncent une sécurité dégradée, une fiscalité écrasante et des décisions municipales subies.

Municipales 2026 TPE
À l’approche des municipales 2026, le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) publie les résultats de son enquête. Crédit : Unsplash

À l’approche des municipales 2026, le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) publie les résultats de son enquête. Le bilan du mandat qui s’achève montre un contexte économique et réglementaire particulièrement difficile pour les commerces et services de proximité.

Près de la moitié des dirigeants (44 %) déclarent une dégradation de leur sécurité au cours des six dernières années. 60 % ont déjà été confrontés à des incivilités, principalement vols, agressions verbales et dégradations. Et 69 % constatent une hausse récente de ces actes. Malgré cette situation, 46 % des professionnels se disent satisfaits de la réactivité des forces de l’ordre. Seuls 17 % jugent négative l’action de la police municipale. Pour ceux qui ne signalent pas les incidents, les principales raisons évoquées sont le manque de temps ou la perception que l’incident n’était pas suffisamment grave.

Difficultés économiques

Le poids des taxes locales reste un sujet majeur. 80 % des répondants considèrent que le niveau de fiscalité est incompatible avec la rentabilité de leur entreprise. Et 56 % estiment que les services rendus par la commune ne sont pas à la hauteur des taxes acquittées. Les prélèvements les plus pénalisants sont la CFE et la taxe foncière, dont certains exemples locaux illustrent des hausses spectaculaires, jusqu’à six fois la valeur d’une année sur l’autre dans certaines communes du Jura. Cette pression fiscale s’ajoute à une tendance générale de baisse des marges, signalée par 60 % des dirigeants entre 2024 et 2025.

Plus de la moitié des TPE (56 %) déclarent que leur environnement commercial s’est détérioré. Ceci s’explique par des fermetures de commerces alentours et un taux de vacance en centre-ville estimé entre 13 % et 14 %, supérieur au seuil critique de 10 %. 32 % déplorent également une accessibilité réduite pour leurs clients et livraisons (stationnement, circulation, plans de voirie). Dans ce contexte, 67 % des dirigeants estiment subir les décisions municipales plutôt que d’y participer. Ils souligent l’importance d’instaurer un dialogue pérenne entre collectivités et acteurs économiques locaux. Les chambres consulaires et associations de commerçants sont appelées à jouer un rôle central dans cette concertation.

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