Élections municipales : l’Umih présente ses 12 propositions

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Le syndicat veut travailler avec les candidats aux élections municipales de 2026, en leur soumettant 12 propositions favorables au secteur.

Umih : le président Thierry Marx et les présidents de branche restauration et cafés, bars et discothèques.
Thierry Marx (au centre), aux côtés des Franck Chaumès (à droite) et Laurent Lutse (à gauche), au siège de l'Umih (Paris 8e), ce 15 janvier 2026.

« Notre démarche est apolitique », soutient Franck Chaumès, président de la branche restauration de l’Umih. Son syndicat a présenté ses 12 propositions aux candidats des élections municipales de 2026, ce jeudi 15 janvier. Dans les locaux du siège de l’Umih, rue d’Anjou (Paris 8e), Thierry Marx, président confédéral de la première organisation professionnelle du secteur CHR, a introduit cette conférence de presse. « Nous avons une société qui s’est largement dérégulée, témoigne le chef étoilé. Il faut que les élus et les maires comprennent qu’il y a des taxes… mais aussi des règles non loyales. »

Le président de l’Umih évoque plusieurs fois cette « dérégulation » qui mine le secteur de la restauration et de l’hôtellerie. Et affirme une volonté à l’égard des futurs édiles : « Travaillons ensemble ! »

Thierry Marx soutient que les CHR, comme les « traiteurs » et les « discothèques » sont « les premiers visages de l’accueil, les témoins du vivre-ensemble ». Il ajoute que ces derniers « participent à l’économie locale, font battre le coeur de nos communes et créent du lien entre habitants, visiteur et territoires ».

« Développer l’attractivité et l’emploi »

Afin de continuer à jouer ce rôle, les CHR ont « besoin de partenaires engagés à leurs côtés : les maires et leurs équipes municipales, affirme le patron de l’Umih. Ensemble, nous pouvons relever les défis qui s’imposent à nous en transformant chaque commune en un espace d’opportunités partagées pour développer l’attractivité et l’emploi, accompagner la transition écologique, réguler l’offre d’hébergement touristique. »

Les 12 propositions présentées par l’umih « sont tous des priorités », poursuit Thierry Marx. Elles ne sont pas hiérarchisées. Et concernent notamment les règles de délivrance des licences, les normes de sécurité des meublés de tourisme, l’utilisation de la taxe de séjour ou encore l’animation des centres-villes. Mais elles prennent en compte également la responsabilité environnementale et sociale. À l’instar de la réduction des déchets à la source ou la valorisation des établissements vertueux.

Mieux réguler le secteur CHR

Outre le fait d’instaurer « une concurrence déloyale », le président confédéral a fait remarquer que les meublés touristiques provoquent aussi « des problèmes de prostitution ». La perte d’attractivité des centre-villes a un véritable impact. « C’est de l’emploi », lance Thierry Marx. Alors que le secteur est en tension permanente, « il manque beaucoup de logements sociaux pour nos salariés, soutient-il. Cela ne peut se régler qu’avec les élus. Quand il y a beaucoup trop de meublés touristiques, il n’y a plus de place pour le personnel. »

La dérégulation se retrouve à tous les niveaux du secteur martèle le président. « Certains lieux deviennent festifs » alors qu’ils ne disposent pas des conditions nécessaires et réglementaires pour cela. Franck Chaumès, président de la branche restauration de l’Umih, révèle lui que « 394 marchés gourmands » se sont tenus l’été dernier dans le Lot-et-Garonne. Il précise que ces derniers ont des « règles différentes » que celles imposées aux CHR. « Nous voulons être traités de la même manière. »

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