Un article de Mediapart rapporte les témoignages d’anciens et d’actuels salariés des restaurants de Pierre Sang, qui évoquent des humiliations, de longues journées de travail et des problèmes d’hygiène.
Selon les informations recueillies par Mediapart, neuf anciens ou actuels salariés des restaurants du chef Pierre Sang décrivent des conditions de travail difficiles. Ils évoquent notamment un système de contrôle reposant sur l’envoi régulier de photos. Ces clichés doivent permettre de prouver que les tâches ont bien été effectuées, en cuisine comme en salle. Selon Mediapart, des échanges sur une boucle WhatsApp montrent également que le chef demandait à ses équipes de respecter ces consignes, sous peine de voir leurs pourboires suspendus. Plusieurs salariés font aussi état de propos qu’ils jugent humiliants et de tensions répétées sur leur lieu de travail.
Plusieurs salariés ont également décrit des journées de travail très longues et des heures supplémentaires qui n’auraient pas été rémunérées. Le média indique avoir vérifié, à partir de plannings, des semaines atteignant jusqu’à 70 heures de travail. Un ancien apprenti affirme avoir travaillé de 9 heures à 1 heure du matin, avec peu de pauses. Interrogée par Mediapart, la communication de Pierre Sang assure que l’entreprise dispose d’un logiciel pour suivre le temps de travail. Elle précise aussi qu’aucune procédure prud’homale n’a été engagée contre l’entreprise.
Conditions d’hygiène
Enfin, selon Mediapart, plusieurs salariés ont signalé des problèmes concernant l’hygiène et certains produits utilisés dans les restaurants. Le média publie des photographies montrant notamment des nuisibles et des produits surgelés. Des témoins affirment également que certains aliments présentés comme frais ou issus d’une origine particulière seraient en réalité surgelés ou proviendraient d’autres pays. Mediapart rapporte notamment le cas d’un dessert servi aux convives, alors que la date limite de consommation était dépassée.
De son côté, le service de communication de Pierre Sang affirme que les cuisines sont « saines » et que les contrôles sanitaires sont réguliers et conformes. En effet, trois inspections sanitaires réalisées en 2025 ont conclu à des locaux « satisfaisants ». Pierre Sang, contacté par Mediapart, n’a pas souhaité répondre directement aux questions du journal.