Le GHR plaide contre d’éventuelles nouvelles normes
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Auditionnée à l’Assemblée nationale, Catherine Quérard, présidente du GHR, a rappelé son opposition ferme au sujet de l’apparition de nouvelles normes à destination des CHR.
Par la voie de sa présidente Catherine Quérard, le GHR a rappelé son opposition ferme au sujet de l’apparition de nouvelles normes à l’attention des professionnels de la restauration. Un rappel à l’occasion d’une audition à l’Assemblée nationale le 17 juin dernier par le groupe d’études Commerce, artisanat et métiers d’art durant laquelle les discussions ont notamment porté sur la proposition de loi du député Christophe Blanchet pour une « restauration hors domicile transparente et responsable ».
« À cette occasion, j’ai défendu une conviction simple : la restauration française mérite mieux que des recettes réglementaires d’un autre siècle. Car derrière les intentions affichées de ce texte pointe l’idée selon laquelle les difficultés de notre secteur pourraient être résolues par davantage de normes, davantage de contrôles et davantage de restrictions. Je crois exactement l’inverse », explique ainsi Catherine Quérard.
Pour justifier sa position, elle cite notamment le fait maison : « Rendre obligatoire une mention créée il y a douze ans, que les professionnels n’ont jamais véritablement adoptée, ne résoudra aucune des difficultés auxquelles ils sont confrontés. » Elle préfère plutôt revoir les règles du fait maison afin de les adapter « aux réalités des cuisines d’aujourd’hui ».
Le GHR refuse l’idée d’un permis d’entreprendre
De plus, la présidente du syndicat patronal n’est pas davantage favorable à la création d’un statut d’artisan restaurateur, ni à l’idée d’un permis d’entreprendre obligatoire pour ouvrir un restaurant. « La qualité d’un restaurateur ne se décrète pas par la loi ; elle se juge chaque jour dans l’assiette et dans la satisfaction des clients. […] Les banques, les investisseurs et les porteurs de projet évaluent déjà la solidité économique des entreprises. Le rôle d’une organisation professionnelle est d’accompagner les entrepreneurs, pas de leur imposer un obstacle supplémentaire », estime-t-elle alors.
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Quant à la possibilité pour les collectivités territoriales de limiter les ouvertures d’établissement, la présidente du GHR rejette l’hypothèse en s’appuyant sur la liberté d’entreprendre. « La restauration française est déjà l’un des secteurs les plus réglementés de notre économie. Ses difficultés sont connues : hausse des coûts, pénurie de main-d’œuvre, pression fiscale et sociale, fragilité des marges. Face à cette réalité, avons-nous besoin de nouvelles contraintes ou de davantage de liberté pour entreprendre ? », conclut Catherine Quérard.