Thierry Marx : « Il y a trop de gens qui utilisent le mot restaurant »
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Récemment, Thierry Marx était l’invité de la matinale de TF1 de Maud Descamps. L’occasion pour le président confédéral de l’Umih de dresser un premier bilan de l’été 2025. Et d’évoquer, entre autres, la mise en place d’un numerus clausus pour les restaurants…
Au sujet du décret de fin juin relatif aux espaces sans tabac, Thierry Marx le juge comme une « interdiction supplémentaire pour les restaurateurs qui ont déjà du mal à remplir leur établissement (…) le tout dans un contexte économique plus que compliqué ».
Quant au premier bilan de l’été 2025, pas de quoi se réjouir. Selon le président confédéral de l’Umih, les restaurants ont perdu entre 25% et 30% de chiffre d’affaires par rapport à l’été 2024. L’hôtellerie aussi est en repli. Seule l’hôtellerie de plein air enregistre une légère croissance (+2%).
Les touristes étrangers se sont détournés de la France. L'Espagne et l’Italie sont devant, et nous derrière, avec moins de nuitées. Il faut s’inquiéter de ce recul profond. L’effet JOP n’a pas eu lieu.
Il rappelle que les restaurateurs sont à la peine : 25 établissements ferment par jour.
Baisse des charges
La cause de ce recul ? « L’offre de l’Espagne et de l’Italie n’est pas meilleure. Mais elle est moins chère. Trop de charges pèsent sur nos établissements, charges qui se répercutent ensuite sur le prix de vente (…) Pour des établissements qui réalisent moins de 2% de marge, la moindre turbulence peut être alors fatale.» Une des solutions passe la réduction des charges.
Un numerus clausus pour la restauration ?
Et Maud Descamps de citer deux chiffres. Voilà cinq ans, la France comptait 361.000 restaurants. Ils sont aujourd’hui 407.000. Ce qui représente une hausse de près de 13%. Y-aurait-il trop de restaurants en France ?
« Il y a probablement trop de gens qui utilisent le mot restaurant, souligne Thierry Marx. C’est pour cela que j’ai défendu une loi du fait maison. Que le mot restaurant ne soit utilisé que par ceux qui réalisent des plats dans leur propre cuisine.»
Et à la question faut-il instaurer un numerus clausus ? Il rétorque, non sans sourire légèrement : « Oui. Avec Franck Chaumès (président de la branche restauration au niveau national et président de l’Umih 33 – Ndlr), nous avons jeté un pavé dans la mare ; mais cela ne veut rien dire. Cela dit, à un moment donné, il va falloir un permis d’entreprendre un peu plus large et définir ce que l’on fait dans un endroit nommé restaurant… C’est ça la question.»
Et de citer, entre autres, parmi les nouveaux concurrents des supérettes qui se mettent à installer des terrasses où l’on peut réchauffer un plat. Restaurant or not restaurant ?