Éducation alimentaire : une proposition de loi débattue début février
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La proposition de loi d’Olivia Grégoire sur l’éducation alimentaire sera débattue à l’Assemblée nationale début février.
Déposée en novembre dernier, la proposition de loi portée par la députée Olivia Grégoire sur l’éducation alimentaire obligatoire à l’école doit être débattue à l’Assemblée nationale le 2 février. Le texte répond à une urgence sanitaire et sociale. En effet, un adulte sur deux est aujourd’hui en surpoids. L’obésité des jeunes a été multipliée par quatre en trente ans, et les inégalités territoriales et sociales restent très marquées. « L’éducation à l’alimentation est un enjeu de santé publique et de justice sociale et l’école a un rôle central à jouer », souligne la députée et ancienne ministre des TPE. La députée défendra le texte devant la commission le 28 janvier, avant une présentation en séance prévue le 2 février. Le vote final est attendu à la mi-février.
La proposition de loi prévoit, dans son article 1er, une expérimentation sur trois ans dans les académies et collectivités volontaires, de la primaire au lycée, en associant enseignements théoriques, pratiques et temps de cantine. L’article 2 crée un fonds d’action pour l’éducation à l’alimentation. Il serait abondé par l’État, les entreprises et les particuliers, afin de financer les activités pédagogiques, la rénovation des cantines et la formation du personnel, en particulier dans les communes les plus modestes. L’article 3 renforce la place de l’éducation à l’alimentation dans le Code de l’éducation. Enfin, l’article 4 en précise le financement.
Un objectif plus large
Au-delà de la prévention de l’obésité, le texte vise à garantir à chaque enfant une culture alimentaire de base. Mais aussi à lutter contre les inégalités et à soutenir la souveraineté alimentaire française. « Manger sain n’est pas une question de moyens, mais de connaissances et de transmission », insiste Olivia Grégoire. Elle veut par ailleurs faire des élèves des « prescripteurs » de bonnes pratiques au sein de leur foyer. En outre, l’expérimentation doit permettre d’ouvrir la voie à une généralisation nationale à l’issue de son évaluation.