Smic : +2% au 1er novembre, les TPE/PME heureuses ?
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Lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, Michel Barnier a annoncé une hausse anticipée du Smic.
Actuellement, le Smic est à 1.398,70 euros net. Mais au 1er novembre, il sera revalorisé de « par anticipation » de 2%. Soit à 1.426 euros net, quelque 27,30 euros de plus par mois. Rappelons que le Smic est le seul salaire indexé sur l’inflation. Rien ne dit à l’heure d’aujourd’hui oui qu’il ne sera pas revalorisé une nouvelle fois le 1er janvier prochain. Comme cela s’effectue mécaniquement chaque année dès que l’inflation dépasse les 2%.
Louble intention
« Notre dispositif d’allègement de charges freine la hausse des salaires au-dessus du Smic. Nous le reverrons », a notamment déclaré Michel Barnier.
Il reste dans notre pays des branches professionnelles dans lesquelles les minimas sont inférieurs au Smic, ce n'est pas acceptable et cela devra faire l'objet de négociations rapides
Le Premier ministre souhaite ainsi « que tous les Français frappés par la vie chère constatent dès l’année prochaine une amélioration de leur niveau de vie ».
Louable intention. A condition toutefois que le salarié ait pu conserver son poste et ne se retrouve pas au chômage… Inutile de dire que cette mesure fait grincer des dents auprès des entrepreneurs à la tête de TPE ou de PME.
Nouvelle pression sur les trésorerie ?
« Augmentation du SMIC, réforme des allègements de charges sur bas salaire et extension aux TPE du partage de la valeur ajoutée. Ce sont autant de formes d’impôts déguisés sur nos entreprises », remarque Marc Sanchez, secrétaire général du SDI.
Et d’ajouter, entre autres : « Contrairement à l’augmentation de la charge fiscale sur les très grandes entreprises, cette hasse n’est ni ciblée, ni exceptionnellle, ni temporaire. Elle vient accroître la pression sur des structures. Alors que le Premier ministre considère par ailleurs comme un élément essentiel de redynamisation de notre économie. Le tout sans poser au préalable le diagnostic de la crise économique et sociale vécue par nos chefs d’entreprises.»
Quant à Frank Delvau, président exécutif de l’Umih Paris-IDF, il constate que la branche est déjà au de dessus du Smic au N1 E1. « Néanmoins, cela va encore alourdir les charges et nous réclamons la suspension du PGE.»