Décision business
L'enseigne Au Fût se transforme et progresse
Lancé à Lille en 2008 sous le nom Au Fût et à Mesure, le réseau de bars à bières en libre-service entame sa transformation. Repris en juillet 2025 par Charles Dorémus, entrepreneur de la restauration, l’enseigne est devenu Au Fût. Elle se dote d’une nouvelle identité visuelle. L’intérieur des bars a été repensé, tandis que les tireuses pression en libre-service et les marques sont mieux valorisées. L’offre de bières est enrichie par la vente de pizzas, la finger food et les cocktails. Par ailleurs, ces enseigne propose des animations quotidiennes (quiz, blind tests, DJ sets, retransmissions sportives, karaoké…)
Le premier établissement totalement conçu avec le nouveau concept a été inauguré en avril à Claye-Souilly (Seine-et-Marine). Depuis la mise en place de cette nouvelle identité, le réseau affiche une croissance de 8 à 10 % de chiffre d’affaires. L’enseigne a également reçu un accueil positif sur Franchise Expo Paris 2026 et compte s’étendre sur tout le territoire national. La société a déjà cinq ouvertures prévues cette année et une dizaine en 2027. L’objectif d’Au Fût est d’installer une quinzaine d’établissements par an. En ciblant les zones commerciales, les centres-villes et les périphéries partout en France.
Giffard a inauguré, le 4 juin, un bâtiment de 10 000 m² entièrement dédié à la production de liqueurs. Ce projet de l’entreprise familiale indépendante, célèbre pour sa liqueur « Menthe-Pastille » et ses sirops, est basé à Saint-Léger-de-Linières (Maine-et-Loire). Il vise à optimiser les capacités d’exploitation du site historique d’Avrillé et de celui de Saint-Léger-de-Linières, tout en planifiant les investissements à venir. Il doit permettre à l’entreprise de doubler sa production actuelle puis à la tripler à terme.
Le bâtiment se caractérise par ses performances environnementales et ses innovations techniques. Notamment grâce à l’installation de géothermie de 250 kW pour le chauffage et le rafraîchissement. Mais aussi grâce à un système permettant de récupérer 100 % des calories d’un groupe de froid, et à son système de traitement d’air par gaine textile. Ce bâtiment a été réalisé par le groupe française Elcimaï. Ce dernier est spécialiste du conseil en organisation industrielle et en ingénierie des bâtiments industriels et logistiques.
La vodka leader de la catégorie super-premium connue pour ses vodkas 100 % françaises annonce le lancement de sa nouvelle création aromatisée : Grey Goose Berry Rouge. Les vodkas aromatisées portent aujourd’hui la croissance du segment de la vodka en France. Elles ont enregistré une progression de 75,6 % entre 2020 et 2024. Les fruits rouges représentent à eux-seuls 40 % des parts de marché de la catégorie des vodkas aromatisées.
Avec ce lancement, Grey Goose renforce ainsi sa présence sur un segment en forte croissance. Cette création a été élaborée à partir de fraises, framboises, mûres et myrtilles cueillies en Méditerranée, associées au blé d’hiver de Picardie et à l’eau de source de Gensac-la-Pallue. Elle ne contient ni sucres ajoutés, ni conservateurs, ni colorants. PVC : 36,99 € (70 cl).
Le message est clair : après plusieurs années de turbulences, le bio retrouve des couleurs. « Nous sommes en ordre de marche pour assurer la dynamique de l’ensemble de notre filière », assure le président de l’Agence bio Bruno Martel. Dans le détail, en 2025, le marché français du bio atteint 12,6 milliards d’euros. Soit une progression de 3,6 % par rapport à 2024. Une performance supérieure à celle de l’ensemble de la consommation alimentaire (+2 %). Plus marquant encore, le bio progresse à la fois en valeur et en volume. Avec une hausse des quantités achetées de 2 %, contre seulement 0,3 % pour le marché alimentaire global.
Les magasins spécialisés demeurent les grands gagnants de cette reprise, captant près des deux tiers de la croissance du marché avec une progression de 8,5 %. La vente directe continue également de séduire les consommateurs (+3,8 %). Autre moteur de croissance : la restauration hors domicile, dont les ventes bondissent de 10 % pour atteindre 887 millions d’euros. La restauration collective représente 552 millions d’euros (+6,9 %) tandis que la restauration commerciale atteint 335 millions d’euros (+1,2 %). Toutefois, au total, 90 % de la consommation bio reste réalisée à domicile, contre 10 % hors foyer.
Du côté des produits, les fruits et légumes tirent largement la croissance, avec une hausse de 7,8 %, contre 2,7 % un an plus tôt. L’épicerie et les boissons sans alcool participent également fortement à la dynamique, ces trois catégories représentant près de 60 % de la croissance du marché. La viande retrouve également le chemin de la croissance, notamment grâce à la volaille, tandis que les œufs profitent d’un contexte favorable. Pour Bruno Martel, ces résultats confirment l’attachement durable des Français au bio. « Les citoyens restent très concernés par les questions de santé et de biodiversité. », commente-t-il. Il estime également que l’inflation a contribué à modifier les perceptions : « La notion de prix cher s’est atténuée, ajoute-t-il. L’inflation a été moins forte sur les produits bio, ce qui a rendu visible leur accessibilité. »
Augmentation de la production
Sur le plan de la production, les signaux restent contrastés. Pour la première fois, le nombre de fermes bio recule (-1,3 %), même si la baisse demeure nettement inférieure à celle observée dans l’ensemble de l’agriculture française (-3,6 %). À noter, 17,3 % des agriculteurs français sont engagés en agriculture biologique. Les surfaces bio représentent 10 % de la surface agricole nationale, soit 2,69 millions d’hectares, malgré une légère contraction de 1,1 % pour la troisième année consécutive. L’équilibre entre offre et demande semble toutefois s’améliorer. Les grandes cultures (+24 %) et les légumes frais (+44 %) enregistrent une forte hausse des surfaces en première année de conversion. Les progressions sont particulièrement marquées en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+5 %) et en Corse (+4 %).
Par ailleurs, la production française conserve une place centrale dans les achats des consommateurs. En effet, 72 % des produits bio consommés dans l’Hexagone sont produits en France et la part des importations recule d’un point. Parmi celles-ci, 47 % proviennent de l’Union européenne et 47 % correspondent à des produits tropicaux. «Les filières volaille, bovine et œufs valorisent particulièrement l’origine France», précise Bruno Martel. Les exportations, elles, se stabilisent à 1,193 milliard d’euros (+1 %). Principalement vers l’Union européenne, avec le vin en tête (53 %), devant l’épicerie (23 %), les fruits et légumes (11 %) et les produits laitiers (6 %).
Perspectives d’avenir
Bruno Martel se montre résolument optimiste pour 2026. « Il faut transformer cet élan de consommation en un nouveau souffle pour les fermes. Mais aussi confirmer aux agriculteurs qu’ils sont dans une filière d’avenir », déclare-t-il. Les premiers indicateurs vont dans ce sens. Le nombre de nouvelles fermes bio enregistrées en mai 2026 est supérieur aux années précédentes et plusieurs filières, notamment les grandes cultures, affichent des déclarations en hausse.
Alors, la crise du bio est-elle terminée ? « Nous avons traversé une période compliquée après le Covid, mais nous observons aujourd’hui une véritable reprise dans l’ensemble des filières, répond le président de l’Agence Bio. L’agriculture biologique reste inspirante et constitue un moteur technique pour l’ensemble de l’agriculture française.»
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