Défaillances d’entreprises : l’hôtellerie-restauration en danger pour le GHR

  • Temps de lecture : 2 min

« Tout va très bien, madame la marquise ». D’aucuns se souviennent de cette chanson de Ray Ventura. Le château brûle mais tout continue comme si de rien n’était. Il en va de même dans l’hôtellerie-restauration. Le nombre de défaillances d’entreprises ne cesse pas d’augmenter, constate le GHR. Et rien ne se passe.

(création IA)

Le GHR se montre inquiet. Sur la base des données du cabinet Altares, le nombre de défaillance d’entreprises liées au CHR croît année après année.

L'évolution du nombre de défaillances

5.358

en 2022

7.990

en 2023, soit une augmentation de 46%

8.714

en 2024, soit une augmentation de 10%

Entre 2022 et 2024, le nombre de défaillances d’entreprises dans le secteur du CHR a augmenté de 62,6%. Au final, les deux-tiers de celles-ci sont en liquidation, explique le GHR.

Et 2025 ?

Le 1er semestre n’augure rien de bon. Ainsi, 4.773 défaillances sont enregistrées. Soit une hausse de 10% par rapport à la même période un an plus tôt.

Uniquement pour la restauration traditionnelle, elle enregistre au2e trimestre 2025 une progression des défaillances de plus de 20% par rapport au 2e trimestre 2024.

Effet boule de neige ?

Les défaillances devraient se poursuivre. Selon la Banque de France, seulement 4 hôtels sur 10 et 3 restaurants sur 10 sont éligibles à un refinancement.

Cela fait plus de deux ans que je tire la sirène d’alarme et alerte les gouvernements successifs sur la très grande fragilité de la restauration française
Catherine Quérard, présidente du GHR

« Deux ans que je leur demande de prêter attention à notre secteur. Les nouveaux chiffres des défaillances d’entreprises viennent le confirmer. Le secteur est en pleine crise et pour autant, rien n’est fait pour l’accompagner », ajoute-t-elle.

« Pire, il est sacrifié par la ministre de la Consommation qui veut pérenniser l’usage « tout alimentaire » des titres-restaurant. Une mesure qui a déjà coûté plus d’un milliard et demi d’euros à la restauration. Il est urgent de mettre fin à cette hémorragie. Il faut amender d’ores et déjà le projet de loi de modernisation du titre-restaurant. »





PARTAGER