L’UE limite les dénominations pour les alternatives végétales à la viande
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Après plusieurs années de discussions, l’UE trouve un compromis sur les termes pour nommer les produits végétaux imitant la viande.
« Steak », « bacon », « foie »… Ces termes sont désormais interdits pour désigner les alternatives végétales à la viande. Le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne se sont mis d’accord le 5 mars sur les mots qui ne pourront plus être utilisés. Au total, 31 termes sont concernés. Ils comprennent à la fois des appellations animales et des parties de l’animal, comme « poulet », « bœuf », « porc », « poitrine », « cuisse » ou « pilon ». En revanche, certains mots restent autorisés, comme « burger », « saucisse » ou « nuggets ». Le compromis devra encore être validé par un vote du Parlement européen. Ainsi que par les 27 États membres avant d’entrer officiellement en vigueur.
L’Interprofession Élevage et Viande (Interbev), salue l’accord et sa protection des dénominations traditionnelles. L’organisation estime que cela renforce la transparence et la loyauté envers les consommateurs. Jean-François Guihard, président d’Interbev souligne que l’accord clarifie l’usage de termes historiquement associés à la viande. Il valorise également le travail des professionnels de la filière. À l’inverse, Renaud Saïsset, directeur général d’Accro, spécialiste français des alternatives végétales, assure que le temps consacré à ce débat détourne l’énergie politique de l’accompagnement de l’innovation alimentaire. Il affirme également que le secteur végétal continuera à transformer les contraintes en opportunités.