La filière viticole interpelle le gouvernement

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La filière viticole a rencontré la Ministre de l’Agriculture pour demander un plan d’urgence face à une crise historique menaçant l’avenir du secteur.

L'Alsace a perdu depuis 2010 plus de 20% de ses exploitations vticoles.

Ce 15 juillet, les représentants de la filière viticole – AGPV, FNSEA, Jeunes Agriculteurs, CNIV – ont rencontré la Ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Ils ont alerté sur une crise d’une ampleur inédite. La consommation chute, les stocks s’accumulent, les coûts explosent. À cela s’ajoutent des aléas climatiques répétés et des tensions commerciales à l’international. Les professionnels ont remis un ensemble de mesures urgentes. Leur objectif est de sauver une filière à bout de souffle à l’approche des vendanges.

Ainsi, le plan présenté comprend plusieurs leviers : arrachage temporaire ou définitif, distillation des excédents vers les biocarburants, aides à la trésorerie, soutien aux caves coopératives et réforme de la loi EGALim. La filière demande aussi des moyens pour adapter l’offre à la demande. Les Jeunes Agriculteurs ont insisté sur le manque d’attractivité du métier. Ils appellent à accompagner les installations et les transitions, notamment dans les zones les plus touchées. Par ailleurs, le « paquet vin », présenté comme une réponse aux difficultés de la filière, a également été évoqué. S’il affiche des intentions positives, il reste pour l’instant trop théorique faute de moyens financiers concrets. Les représentants appellent à le renforcer rapidement et à y intégrer des mesures opérationnelles.

Une situation d’urgence

En outre, la Ministre a exprimé son écoute et sa mobilisation. Elle propose un état des lieux après les vendanges, une enquête nationale sur l’arrachage, et l’étude d’un soutien européen. Un fonds d’urgence de 9 millions d’euros serait débloqué pour les jeunes viticulteurs. La question de la biocarburation nécessite des discussions avec Bruxelles. Les représentants saluent l’attention portée par le Ministère, mais préviennent : il faut des actes rapides pour éviter un effondrement du secteur.

La filière viticole est à un tournant. Soit nous l’accompagnons, soit nous assistons à son effondrement. Nous en appelons à la responsabilité de l’État pour engager, sans délai, un véritable plan de sauvetage.
les responsables de l'Association Générale de la Production Viticole (AGPV),
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