Le snacking en constante évolution

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La 25e édition du Snack Show se tiendra le 2 et 3 avril à Paris Expo Porte de Versailles (15e). Les professionnels du snacking seront réunis pour présenter leurs dernières innovations. Une étude du cabinet Strateg’eat a présenté les dernières tendances de ce marché porteur.

snack show
13 600 professionnels se sont rendus au salon Snack Show en 2024. Crédit : DR.

Alors que le Salon du Snack Show s’apprête à ouvrir, entre le 2 et le 3 avril, au pavillon 7.2 de Paris Expo Porte de Versailles (15e), l’heure est aux derniers détails. Au moins 350 exposants seront présents pour cette nouvelle édition, soit 30 exposants de plus que lors de l’édition 2024. Par ailleurs, plus d’un tiers représentent la filière de la boulangerie. L’année dernière, environ 13 600 visiteurs s’étaient réunis dans les allées du deuxième plus grand parc des expositions français. Et cette année, le salon se développe davantage. En plus de son changement de nom (anciennement Sandwich and Snack Show), deux nouveaux concours rejoignent l’organisation. Celui de la Meilleure Brioche de France et le championnat de France du Tiramisu.

À quelques jours de cet événement incontournable, Nicolas Nouchi, fondateur de Strateg’eat, a présenté sa nouvelle étude « Speak snacking 2025 », en partenariat avec le Snack Show. Cette dernière a été réalisée pour déterminer les habitudes de consommation en restauration rapide. Ainsi, le marché du snacking a commencé à prendre davantage d’ampleur après la période de la pandémie de Covid-19. En 2023, la restauration rapide était le premier contributeur de la restauration commerciale.

« En 2024, on commence à ressentir une baisse de marché à cause d’une tension économique que l’on retrouve dans tous les secteurs. L’élément positif c’est que la baisse ne représente que 0,3 % », explique Nicolas Nouchi. Ainsi, le snacking a confirmé son rôle de moteur dans la restauration commerciale. En effet, son chiffre d’affaires a atteint les 22,3 Md€ pour 2,1 milliards de repas servis en 2024. Ainsi, le marché du snacking représente 38 % du chiffre d’affaires de l’ensemble du secteur de la restauration.

La boulangerie lieu phare du snack

Les enseignes de boulangerie ont su diversifier leur offre. En effet, longtemps restées focalisées sur le pain et la viennoiserie, les boulangeries ne se limitent plus aux petits-déjeuners. Au fil des années, elles sont devenues des lieux de restauration à toute heure de la journée avec une offre de snacking toujours plus élaborée : sandwichs, pizzas artisanales ou même burgers. Ainsi, cette transformation se reflète dans les préférences des Français. C’est pourquoi 52 % d’entre eux choisissent la boulangerie comme lieu de snacking devant les pizzerias (51 %) et les fast-foods (41 %). « Le secteur de la boulangerie est en pleine transformation. Si le modèle traditionnel évolue, un nouveau format plus adapté aux rythmes de vie urbains émerge, déclare Béatrice Gravier, directrice du salon Snack Show. Les boulangers qui développent le snacking et diversifient leur offre tout au long de la journée voient leur chiffre d’affaires progresser significativement ».

Parmi les denrées les plus commandées, on retrouve la pizza (46 % des consommateurs nationaux). Le top 3 est complété par le burger, commandé par 31 % des consommateurs et le sandwich à 28 %. Ce dernier a baissé par rapport à 2021 où il était commandé par 45 % des consommateurs de snacks. « La boulangerie-pâtisserie a beaucoup diversifié son offre de snacking. Il n’y a plus que du sandwich, donc l’appétence pour ce produit baisse », poursuit Nicolas Nouchi. Les boissons chaudes occupent de plus en plus d’espace dans les lieux de snacking. En effet, 61 % des consommateurs boivent au moins une boisson chaude hors domicile par an.

Parmi les plus consommées, il y a l’expresso (44 %), le thé à (32 %) et le café allongé (27 %). Concernant la génération Z (née entre 1997 et 2012), un tiers des consommateurs boit de l’expresso tandis que 42 % d’entre eux s’orientent vers le cappuccino. « C’est l’illustration d’une évolution de la consommation. Il y a le thé matcha, le chai latte. Ça nous rappelle le mixte des offres et les opportunités qui vont se développer au fil du temps, explique Nicolas Nouchi. On va retrouver des recettes gourmandes dans lesquelles la quantité de café est moins importante que d’habitude. C’est aux acteurs du café de s’adapter ou alors d’accepter cette baisse de quantité de café qui va être proposée. »

L’offre de la boisson chaude a réussi à se faire une place importante dans les enseignes : 68 % des consommateurs réguliers et occasionnels vont prendre une boisson chaude dans les cafés, brasseries ou restaurants. De plus, les boulangeries deviennent des acteurs majeurs de ce genre de boisson pour accompagner des pâtisseries. En effet, 47 % des consommateurs y prennent une boisson chaude. « C’est énorme quand on considère que la boisson chaude, en boulangerie-pâtisserie, s’est mise en avant durant la période post-covid », poursuit Nicolas Nouchi. Ce résultat met en lumière les efforts déployés par l’ensemble des circuits hors domicile pour proposer et fournir des boissons chaudes, ainsi que l’évolution progressive d’une offre de plus en plus soignée à différents moments de la journée.

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