Financement de l’apprentissage : l’État reconsidère les niveaux de prise en charge

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L’État a entendu la mobilisation des professionnels au sujet de la réforme du financement de l’apprentissage. Les branches ont un mois supplémentaire pour ventiler les niveaux de prise en charge, avec une marge de modulation plus importante.

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Le financement de l'apprentissage est un enjeu stratégique pour la branche CHR. Crédit : Unsplash

Après avoir été interpelé à plusieurs reprises par les branches professionnelles, en particulier celle des CHR, l’État est revenu sur le niveau de prise en charge du financement de l’apprentissage.

Dans un courrier officiel adressé le 21 mai à l’Umih et aux acteurs de l’apprentissage, le ministère du Travail annonce un probable élargissement de la marge de modulation des niveaux de prise en charge (NPEC). Celle-ci pourrait finalement passer de + / – 20 % à +/- 30 %, à enveloppe budgétaire constante. Un mois supplémentaire a également été octroyé aux branches pour leur permettre de revoir leurs délibérations sur les niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage.

Les premières recommandations, émises en mars dernier, avaient suscité l’indignation de la profession. En effet, le financement de plusieurs niveaux d’apprentissage et de formation se voyaient raboté par l’État, avec une moyenne de -11 %. A titre d’exemple, le titre à finalité professionnelle de serveur en restauration se voyait amputé de 47 % de ses dotations. Le BTS Management en hôtellerie et restauration était également impacté à hauteur de -18%.

Aux avant-postes de la mobilisation, l’Umih se félicite de se rétropédalage. « La branche dispose désormais d’un levier renforcé pour protéger les certifications clés, service, cuisine, accueil, et corriger les écarts qui menaçaient l’équité entre formations de niveau comparable », indique l’union professionnelle.

Cette première victoire en appelle d’autres. Nous appelons dès maintenant les branches à activer pleinement la nouvelle latitude de modulation pour sécuriser les titres et diplômes CHR stratégiques, et le gouvernement à garantir l’équité intersectorielle à niveau de qualification égal. Ne cassons pas un modèle qui fonctionne : l’apprentissage, c’est l’emploi, la transmission et l’attractivité de nos territoires. Nous resterons mobilisés jusqu’à ce que chaque CFA, chaque apprenti et chaque entreprise du CHR disposent des moyens nécessaires pour former et recruter.
Laurent Barthélémy, président de la Commission Emploi et formation, et de la branche des saisonniers de l'Umih
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