Château Puech-Haut vise une progression qualitative de ses vins

  • Temps de lecture : 3 min

Avec l’arrivée d’Arnaud Demongeot à la tête de Château Puech-Haut, le domaine du languedoc souhaite redonner de l’éclat à ses vins.

arnaud demongeot vins chateau puech-haut
Arnaud Demongeot, directeur général de Château Puech-Haut, présente ses vins. Crédit : Aurélien Peyramaure - Au cœur du CHR.

Château Puech-Haut, domaine viticole de Saint-Drézéry, dans l’Hérault, a vécu cette année 2025 comme un moment charnière. En effet, Arnaud Demongeot, agent commercial depuis 20 ans, a connu sa première année pleine aux rênes de la propriété fondée il y a 30 ans par Gérard Bru, en qualité de directeur général. « Je mène les travaux nécessaires à redonner une brillance à ce domaine bien connu pour ses rosés », lâche d’emblée Arnaud Demongeot.

Une propriété jeune, avec « seulement 30 ans de millésimes », mais malgré tout « incontournable dans le Languedoc ». Avec un blason déjà mémorable : les deux têtes de bélier surplombées d’une couronne. Un emblème qui ne vient pas de nulle part. « Dans les années 1980, Gérard Bru décide de planter des vignes en arrachant la garrigue et les anciennes vignes. Il vend ses raisins à une coopérative pendant 10 ans. Puis il décide de construire le chai et le château. À sa construction, il trouve une tête antique de bélier en pierre, qui devient alors l’emblème », raconte le nouveau directeur général.

Le rosé majoritaire chez Château Puech-Haut

De plus, la propriété compte 150 hectares, répartis entre trois domaines : Château Puech-Haut rassemble 90 hectares, tandis que Château Lavabre, Le Clos du Pic et Domaine de Theyron représentent 65 hectares. Un vignoble réparti dans les appellations suivantes : AOP languedoc, IGP pays-d’oc, AOC pic-saint-loup et AOP sable-de-camargue.

Une production totale qui s’élève à un peu moins de deux millions de bouteilles, dont 1,2 millions de cols de vin rosé. Cette couleur est donc majoritaire, avec environ 70% des volumes, tandis que le blanc représente 12 à 13%, le rouge constituant le restant. « Nous ne produirons pas plus, assure le directeur général. Nous voulons réussir à refaire de jolis vins. L’idée est de redonner de la personnalité à Château Puech-Haut. »

Vers une meilleure buvabilité des vins

Une évolution qui s’inscrit toutefois dans une certaine continuité. En effet, il n’est nullement question de tout bouleverser. « Nous souhaitons seulement apporter davantage de clarté et de désirabilité », explique-t-il. Concrètement, Arnaud Demongeot vise une meilleure buvabilité. « Un style plus élégant, frais, facile, un peu moins rustique », détaille-t-il. Pas question non plus de remettre en cause les équilibres de production, même si des ajustements sont envisagés. « À terme, j’ai cette volonté de produire un peu plus de vin blanc parce qu’il y a davantage de demande. Mais je veux continuer à produire du bon rosé parce que j’y crois beaucoup », estime-t-il ainsi.

Enfin, en termes de distribution, le circuit traditionnel français représente les deux tiers du chiffre d’affaires, tandis que l’export – à travers 40 pays dont principalement le Canada, la Chine, le Japon et le Benelux – atteint les 15% et la grande distribution, débutée il y a quatre ans, se limite à 20%, une volonté du domaine. « Nous voulons convaincre une clientèle gastronomique. Nous ne visons pas la haute gastronomie mais l’idée est de refléter le savoir-manger », conclut Arnaud Demongeot.

PARTAGER