Umih Paris-IDF : appel à la cohésion pour 2026

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A l’occasion de l’assemblée générale de l’Umih Paris Ile-de-France, le 12 janvier, plusieurs intervenants ont balisé les sujets majeurs de la profession aux côtés du président régional Franck Delvau et du président confédéral Thierry Marx.

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Thierry Marx a appelé les adhérents à rester actifs pour faire avancer les sujets majeurs de la profession. Crédit : Laura Duret

«C’est le moment de rester grouper ! » A l’occasion de l’Assemblée générale de l’Umih Paris – Ile-de-France, le 12 janvier, le président confédéral Thierry Marx, à l’invitation du président régional Franck Delvau, a incité les adhérents à la cohésion. Malgré une actualité dense, il invite la profession à rester en mouvement et force de proposition. Dans une conjoncture instable, qui conduit toujours 25 établissements à baisser définitivement le rideau chaque jour en Ile-de-France, il a tenu à rappeler que des choses avancent.

Se saisir des sujets pour ne pas subir

Au lendemain du dramatique incendie qui a touché le bar Le Constellation à Crans-Montana (Suisse), le président confédéral estime nécessaire d’aborder le sujet de la sécurité dans les CHR « avec pédagogie ». « Nous devrons proposer un argumentaire solide au ministre Laurent Nuñez lorsque nous le rencontrerons pour caler un corpus sur la sécurité des établissements

A moins d’un an de l’élection du prochain président confédéral, Thierry Marx n’a pas caché sa volonté de laisser sa place à la tête de l’organisation. Sans pour autant baisser la garde. « L’absence de budget de l’Etat et cette l’incertitude permanente sont un boulet au pied de nos adhérents. Mais nous nous battons et obtenons des victoires, notamment contre le passage de la TVA à 20 % et pour le prolongement de l’exonération sur les pourboires. Nous devons, en 2026, obtenir qu’elle soit définitive. »

Thierry Marx est également revenu sur l’implication de l’Umih dans les Assises de la restauration et des métiers de bouche, et en faveur d’une loi cadre sur le fait-maison. « Il en va de la protection de notre savoir-faire et de cette cuisine d’auteur qui fait notre richesse. Nous pensons qu’il est important de développer un avantage de TVA à 5,5 % pour les restaurateurs qui font ce choix. Et d’assujettir la restauration rapide à une TVA à 10 %. » Les prochains mois seront également nourris d’arguments pour combattre le détournement du titre restaurant et inciter l’Etat à instaurer un titre alimentation . « Plus de 900 millions d’euros ont profité à la GMS. »

D’autres sujets de fonds seront abordés dans les prochains mois : le logement des travailleurs, notamment les saisonniers, la formation, mais aussi la nécessaire modernisation de l’adhésion à l’Umih. « Les élections municipales et présentielles à venir doivent être l’occasion d’interpeler les candidats sur les nos métiers », conclu-t-il.

Le Tese pour simplifier la gestion

Différents intervenants ont apporté leur expertise sur les nouveaux dispositifs dont peuvent se saisir les CHR. La mise en place du Tese (Titre emploi service entreprise) amènent notamment une réponse pour simplifier les déclarations sociales de tout ou partie des salariés. « L’Urssaf assure le calcul et le prélèvement global des cotisations, établit les bulletins de paie pour les salariés concernés par le Tese ainsi que les déclarations et décomptes associés », rappelle lors de son intervention Didier Malric, directeur général de l’Urssaf Ile-de-France. Il souligne que le dispositif peut également se révéler un allié en cas d’embauche de personnels sous le statut d’indépendant. « Nous recensons 24.000 indépendants liés au secteur CHR mais la moitié ne déclare rien. Cela signifie soit qu’ils ne travaillent pas, soit qu’ils n’effectuent pas leur déclaration. Dans ces cas , nous recommandons aux employeurs de demander une attestation de vigilance de paiement des cotisations afin d’éviter un redressement. »

Anticiper les difficultés

La conjoncture frappe tout particulièrement le secteur. Alors que le taux de défaillances tous secteurs confondus est à la baisse, à 3 % sur 2025, les CHR accusent toujours 8 % de défections. «Ce n’est pas bon signe », estime Hugues Bied-Charreton, directeur régional des finances publiques Paris Ile-de-France. Il incite les entreprises à solliciter l’aide des services d’accompagnement des finances publiques avant de se retrouver dans l’impasse. « Nous disposons de nombreux leviers pour aider les entreprises en difficultés, mais cela n’a d’effet que si nous intervenons en prévention

Il a rappeler, par ailleurs, le lancement d’un dispositif d’assistance pour accompagner la transition vers la facturation électronique, le 23 février prochain. La première échéance de cet autre sujet majeur interviendra à l’automne, pour les grandes entreprises. Les TPE/PME devront se saisir de la mesure d’ici 2027. « Nous organisons des webinairs à l’attention des différentes branches professionnelles, poursuit-t-il. L’Umih ne nous a pas encore sollicité mais nous sommes prêts à intervenir auprès de ses adhérents. »

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