L’Association française des Maîtres Restaurateurs en alerte “pour stopper les faillites”

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Le restaurateur Alain Fontaine, président de l’Association française des Maîtres Restaurateurs, propose des pistes pour aider le secteur.

Concours AFMR
La finale nationale du Concours Jeunes Talents Maîtres Restaurateurs aura lieu le lundi 21 novembre à Brest. Crédits : Concours Jeunes Talents Maîtres Restaurateurs.

Il reconnaît que le gouvernement à pris des “mesures courageuses pour aider les entreprises à faire face aux difficultés” engendrées ces dernières années (attentats, gilets jaunes, grèves..) Pour autant, Alain Fontaine constate que beaucoup d’entreprises “ont tiré leur rideau définitivement”.

Dans une lettre rédigée sous la forme de communiqué de presse, le patron du Mesturet (Paris, 2e) expose ses doléances, en trois points, et tente de dessiner des solutions pour aider un secteur de la restauration en difficulté.

Son premier focus est consacré aux hausses du prix de l’énergie à venir. “Le gouvernement et les organisations professionnelles doivent trouver une voie plus protectrice face aux opérateurs permettant une liberté totale sur le changement du contrat de chacun”, estime le président de l’Association française des Maîtres Restaurateurs (AFMR).

Plus d’équité entre les entreprises

Lui-même engagé dans “un modèle de restauration durable et responsable”, Alain Fontaine met en évidence, dans un second point de son communiqué, une économie de la restauration qu’il estime “à deux vitesses”.

Celle-ci serait composée, selon lui, d’un côté “de petites entreprises impliquées dans les territoires et la société, dépendantes d’un personnel qualifié”. Tandis que s’impose, d’autre part aujourd’hui, “une économie digitale à très forte croissance de chiffres d’affaires“ avec “un recours mesuré à l’emploi”.

“Pourquoi ne pas faire preuve de plus d’équité, pour aider les entreprises qui jouent véritablement le jeu de l’emploi et de l’insertion en utilisant le levier des charges sociales en les réduisant drastiquement ?”, s’interroge le restaurateur.

Davantage de transparence en cuisine

Enfin, dans un troisième point, le président de l’AFMR questionne la définition de la restauration actuelle : “Entre une chaîne de fast-food, une dark kitchen, une cuisine de rue, un comptoir au sein d’une galerie marchande, qu’y a-t-il de commun ?”

Alain Fontaine estime que “la plus grande transparence doit être la norme” en restauration. Et que sans la vérification “du professionnalisme en cuisine et en salle”, la notion de restaurant n’a plus de sens.

En conclusion de sa lettre ouverte, le restaurateur en appelle aux “pouvoirs publics” et aux “organisations professionnelles”, afin de pouvoir inventer “de nouveaux équilibres pour trouver le chemin d’un avenir serein et viable”.

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