En Gironde, sauver la saison et soutenir les entreprises
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Les organisations professionnelles demandent des garanties à l’État pour assurer la protection des entreprises touchées par les incendies, mais aussi plus largement celles impactées par les annulations massives dans tout le département.
Alors que l’incendie qui ravage l’ouest de l’agglomération bordelaise n’est toujours pas maîtrisé, les professionnels du tourisme craignent « d’une situation catastrophique » pour la saison estivale.
Les messages de la préfète du département, dissuadant les touristes de se rendre dans le secteur pour des questions de sécurité, portent un coup sérieux à la dynamique touristique. « La sécurité est une priorité, ça ne se discute pas. Mais cet appel fait du mal à l’ensemble des professionnels du département. Y compris ceux qui se trouvent dans les zones non impactées, souligne Laurent Barthélémy, président de la branche Umih saisonniers. Nous appelons au discernement. »
À la demande des professionnels du tourisme, le ministre des TPE, du commerce et du tourisme, Serge Papin, a tenté de nuancer le propos, dans une intervention sur TF1 ce mardi. « La saison n’est pas terminée, a-t-il réagit. J’ai bon espoir que l’on puisse rouvrir les zones évacuées pour le mois d’août, là où les flammes n’ont pas fait de dégâts. » Il a d’ailleurs accepté l’invitation de Thierry Marx, président confédéral de l’Umih, à venir à la rencontre des professionnels sur place durant le mois d’août.
Activité partielle et perte d’exploitation : quel soutien ?
Les professionnels girondins font remonter un nombre important d’annulations de la part des clients. Particulièrement de la part des tours operators internationaux, pour qui les communications officielles font foi.
L’Umih et le GHR ont ainsi demandé à Serge Papin « que l’activité partielle soit ouverte à l’ensemble des entreprises des départements touchés ». Cela leur permettrait d’obtenir une aide de l’État pour la rémunération des salaires. Et ce quelle que soit leur zone d’implantation. « Nous attendons des décisions claires sur les modalité d’acceptation de la prise en charge de l’activité partielle. Il faut pouvoir traiter tout les cas de figure avec pragmatisme », réagit Franck Trouet, délégué général du GHR.
L’Umih espère également que le ministre interviendra auprès des assurances pour la prise en charge des pertes d’exploitation. « Il n’est pas seulement question de payer des salaires. Il en va de la survie pour de nombreuses entreprises, estime Laurent Barthélémy. La prise en charge de la perte d’exploitation est le plus souvent lié à l’impact sur le bâtiment, dans les contrats d’assurance. Si rien n’est fait, la plupart ne toucheront rien. Nous nous trouvons dans un cas de figure similaire à celui du Covid. C’est un élément extérieur qui empêche de travailler. Mais l’État n’est plus dans le même esprit de soutenir à tous prix. »
Lors de ses échanges avec Serge Papin, l’Umih a également sollicité des solutions exceptionnelles de trésorerie pour prévenir les défaillances d’entreprises. Si le recensement du nombre d’entreprises impactées par les événements est toujours en cours ce 28 juillet, Laurent Barthélémy estime « qu’on va vers une catastrophe industrielle ».
Une nouvelle réunion interprofessionnelle et interministérielles se tiendra jeudi matin. Les représentants des CHR espèrent faire entendre leurs arguments.