Droits de douane : les vins et spiritueux français impactés ?

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Depuis le 1er août, les vins et spiritueux français exportés aux USA sont soumis à 15 % de droits de douane.

Photo d'illustration : cognac. Crédits : Pixabay.
Photo d'illustration : cognac. Crédits : Pixabay.

À partir de ce 1er août, 15% de droits de douane seront imposés aux produits européens exportés aux États-Unis. Des responsables et diplomates européens ont confirmé que les vins et spiritueux français seront eux aussi concernés. En 2024, ils représentaient l’un des principaux marchés d’exportation vers le continent américain, avec un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros.

Aux États-Unis, le cognac représente 67% du chiffre d’affaires des spiritueux français dans les grandes surfaces et liquor stores. Il s’agit du quatrième spiritueux étranger qui y est le plus vendu. Quant au champagne, il représente 43% du chiffre d’affaires des vins français.

Un impact sur les ventes ?

En 2024, les prix moyens des cognacs et champagnes français ont globalement diminué. Le cognac affiche une baisse moyenne de -3,3 %, tandis que certaines maisons de champagne comme Veuve Clicquot ou G.H. Mumm enregistrent un recul de -1,1 % à -3,3 %.

Mais cette évolution tarifaire ne semble pas nécessairement annoncer un recul des ventes avec la hausse des droits de douane. Depuis avril, les tequilas mexicaines et les whiskies canadiens sont soumis à 25 % de droits de douane sur le marché américain. Or, leurs ventes n’ont pas chuté : les prix des whiskies ont même légèrement augmenté, et ceux des tequilas ont reculé, sans entraîner d’effondrement de la demande.

Une compensation vers d’autres pays ?

Si les ventes venaient toutefois à reculer, le marché français ne suffira pas à compenser les pertes pour le cognac. Mais d’autres relais de croissance pourraient atténuer l’impact. Le Royaume-Uni, premier marché européen, et surtout la Chine, figurent parmi les destinations les plus prometteuses. Par ailleurs, des négociations sont actuellement en cours pour obtenir une exemption de droits de douane pour 34 producteurs de cognac et d’armagnac. Si elles aboutissent, ces discussions pourraient desserrer la pression commerciale et limiter les effets négatifs sur les exportations.

Quant au champagne, la situation est un peu différente : la France dispose d’un marché domestique plus solide, potentiellement capable d’absorber une baisse des ventes vers les États-Unis. Le Royaume-Uni, la Chine et, dans une moindre mesure, les pays du Mercosur, restent également des marchés porteurs pour compenser une éventuelle perte de parts aux États-Unis.

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