Paris reste à gauche, Clermont bascule à droite

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L’édito de L’Auvergnat de Paris, par Jérémy Denoyer, revient sur les résultats des élections municipales à Paris et à Clermont-Ferrand.

Jérémy Denoyer
Jérémy Denoyer, rédacteur en chef de L'Auvergnat de Paris. Crédit : Au Cœur du CHR

Embarqué dans une triangulaire périlleuse au second tour des élections municipales, Emmanuel Grégoire, le candidat d’union de la gauche et des Écologistes, s’est largement imposé (50,5%) dans la capitale française face à sa concurrente directe d’union de la droite, Rachida Dati (41,5%), tout en reléguant la candidate LFI, Sophia Chikirou, loin derrière (8%). Après Bertrand Delanoë (2001-2014) et Anne Hidalgo (2014-2026), Paris voit donc s’installer de nouveau un maire de gauche à l’Hôtel de ville.

Durant la campagne, Emmanuel Grégoire nous avait confié qu’il portait à terme « l’idée d’un métro 24h/24 », et qu’il souhaitait « tripler le nombre de places de livraison » pour les professionnels. Il indiquait qu’avec son équipe, ils étaient « les seuls à proposer des solutions opérationnelles pour loger les salariés des CHR ». Élu ce 22 mars, nul doute que de nombreux restaurateurs, hôteliers et distributeurs attendent fermement ces mesures.

En Auvergne, à l’inverse, plusieurs villes historiquement implantées à gauche sont passées à droite. Dès le premier tour, le 15 mars dernier, Patrick Casagrande (divers droite) s’est imposé comme le nouveau maire (61,5%) d’Aurillac, bastion de la gauche depuis un demi-siècle. Plus impactant encore, Clermont-Ferrand n’avait connu que des maires socialistes depuis la Libération. Olivier Bianchi (PS), qui briguait un troisième mandat dans la préfecture du Puy-de-Dôme, n’a recueilli que 45,4 % au second tour. Il est devancé par le candidat LR (50,9 %), Julien Bony, nouvel édile de la capitale auvergnate.

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