Défaillances d’entreprises : le SDI dénonce une gestion “post mortem” de l’économie

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Le Syndicat des Indépendants (SDI) appelle à prévenir les défaillances d’entreprises en allégeant charges et contraintes des indépendants.

Défaillances entreprises SDI
Le SDI s'alarme une nouvelle fois des défaillances entreprises. Crédit : unsplash.

Alors que les derniers chiffres confirment la hausse continue des défaillances d’entreprises, le Syndicat des Indépendants (SDI) affirme ne rien découvrir : depuis cinq ans, l’organisation alerte sur une explosion silencieuse des cessations d’activité. Pour le SDI, les chartes visant à accélérer la prise en charge des entreprises en fin de vie ne sauraient tenir lieu de politique économique. « Le SDI refuse que l’on organise la gestion des faillites au lieu d’empêcher qu’elles ne surviennent », martèle le syndicat, qui estime que la disparition d’une entreprise est le plus souvent brutale, administrative et surtout évitable.

Au-delà des défaillances d’entreprises, le SDI pointe un mal structurel spécifiquement français. Niveau de charges élevé, complexité administrative et manque de visibilité qui freinent l’embauche et l’investissement des TPE et indépendants, alors même que plusieurs voisins européens relancent leur dynamique.

L’organisation appelle à un changement de paradigme fondé sur l’anticipation. Notamment, la baisse ciblée et immédiate des charges, la simplification mesurable des démarches, la politique de prévention des défaillances et le plan de relance centré sur la liberté d’entreprendre. « Soutenir la vie économique plutôt que gérer sa fin », résume le SDI, pour qui l’allègement des contraintes constitue un levier de croissance et de financement durable des finances publiques.

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