L’étude SumUp met en évidence une restauration française en croissance, plus mature et portée par les cafés-restaurants.
La restauration est en phase de consolidation, selon une l’étude SumUp. Sur la période 2024-2025, les cafés-restaurants enregistrent une progression de 12,8 % du volume d’affaires et de 26,8 % de l’activité, dans la continuité d’une dynamique déjà marquée entre 2023 et 2025 (+112,8 % d’activité et +69,7 % de volume). Les fast-foods affichent une croissance plus modérée (+3,7 % d’activité), mais conservent une trajectoire résiliente dans un marché en mutation.
Les performances varient sensiblement selon les territoires. La Normandie (+34,3 % de volume d’affaires, +37,4 % d’activité) et le Centre-Val de Loire (+32,1 % et +35,8 %) figurent parmi les régions les plus dynamiques pour les cafés-restaurants, tandis que l’Île-de-France (+15,2 % et +31,6 %) confirme son rôle structurant. Côté fast-food, la Bretagne (+7,8 % d’activité) et l’Île-de-France (+8,2 %) tirent leur épingle du jeu. À l’échelle des villes, Paris domine sur le segment des cafés-restaurants (+24,3 % de volume d’affaires, +44,7 % d’activité), tandis que Nantes (+56,9 % d’activité) et Lyon (+46,7 %) émergent comme pôles de croissance. Sur le segment fast-food, Bordeaux et Lille affichent des hausses supérieures à 24 %.
Enfin, la street food est elle-aussi en phase de maturité, toujours selon l’étude. Les food trucks enregistrent un recul de -4,3 % du volume d’affaires entre 2024 et 2025, après une forte croissance antérieure. De leurs côtés, les points de vente outdoor affichent -2,4 % de volume mais +3,8 % d’activité. Certaines zones restent très dynamiques, notamment Montpellier (+75,3 % de volume pour les food trucks). Cette évolution s’accompagne d’une montée en gamme des offres. « Le secteur de la restauration est en ébullition […] cette dynamique rend le marché plus concurrentiel et stimule l’innovation », souligne Gabriel Destremaut, évoquant une demande croissante pour des expériences personnalisées et qualitatives.