Situation économique : l’Umih Cantal tire le signal d’alarme

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Début août, Thierry Perbet, président de l’Umih Cantal, faisait le constat suivant : le secteur du CHRD connaît une baisse inquiétante de son activité économique.

©DR

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les ventes affichent un net repli entre janvier et juillet 2025, par rapport à la même période un an plus tôt. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée auprès des adhérents de l’Umih Cantal.

64% d’entre eux enregistrent une chute de leur chiffre d’affaires par rapport à l’année 2024, 14% une hausse et 22% sont stables.

En moyenne, la chute est de 20% depuis janvier. Quant au mois de juillet, il est jugé plutôt frileux en termes de consommation constate le président de l’Umih Cantal.

Trois raisons sont avancées pour expliquer ce recul :

1- Contexte économique compliqué

2- Baisse du ticket moyen, principalement en restauration

3- Climat anxiogène suite aux annonces du gouvernement pour le prochain budget

Nous devons nous battre pour conserver nos entreprises
Thierry Perbet, président de l’UMIH Cantal

Trop de charges

Le vendredi 8 août, Thierry Marx était l’invité de la matinale de RTL. L’occasion pour le président confédéral de l’Umih de rappeler que 25 établissements ferment en moyenne chaque jour. Et de constater que les charges (énergie, coût matière, salaires) nuisent fortement à la rentabilité.

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Thierry Marx réclame une application réelle de la loi Le Meur. ©DR

En ce qui concerne les meublés, il dénonce « une concurrence déloyale » des logements touristiques non régulés échappant aux normes des hôtels. Il plaide pour l’application effective de la loi Le Meur. Il réclame également la publication des décrets pour limiter les nuitées et rétablir un contrôle strict. Sera-t-il entendu ?

De son côté, Franck Chaumès, président national de UMIH restauration était l’invité de l’émission C dans l’air ce même jour. Il déplore une chute de fréquentation des restaurants pendant la saison estivale.

En cause : des coûts de production en augmentation. A cela s’ajoutent « des vacanciers qui se tournent vers les fast-foods. Ou qui font leurs courses en supermarchés, avec les tickets restaurants, pour cuisiner eux-mêmes ».

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