Location saisonnière : la Bretagne devance la Méditerranée en juillet

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En juillet 2026, la façade Manche-Bretagne atteint 77% de taux d’occupation en location saisonnière, devant la Méditerranée, selon Guestadom.

location saisonnière
La commune de Perros-Guirec (Finistère) affiche le taux d'occupation le plus élevé du panel étudié par Guestadome. Crédit : Unsplash

La Bretagne et la Manche ont enregistré au mois de juillet le plus fort taux d’occupation en location saisonnière, avec 77% en moyenne. Ces destinations devancent la Méditerranée et la Corse ainsi que le littoral Atlantique, qui affiche un taux d’occupation à 71%. L’analyse publiée par Guestadom montre aussi un recul des grandes villes au profit du littoral.

Entre juin et juillet, le taux d’occupation moyen des hébergements touristiques des grandes villes est en effet passé de 57,4% à 48,5%, soit une baisse de 8,9 points. C’est tout le contraire concernant les destinations de bord de mer. Dans le même temps, le littoral Atlantique a gagné 33,9 points, le littoral Manche-Bretagne 32,2 points, la Méditerranée 21 points et la montagne 22,8 points. Rennes, Bordeaux, Lyon, Nantes, Paris et Lille figurent parmi les métropoles en recul, tandis que Saint-Jean-de-Monts, Mimizan, Erquy, Hossegor et Les Sables-d’Olonne comptent parmi les destinations en hausse, selon cette analyse.

Guestadom souligne aussi un écart de prix entre les façades touristiques. Le prix moyen atteint 185 euros par nuit sur la façade Manche-Bretagne, contre 271 euros sur le littoral méditerranéen.

Au niveau communal, Perros-Guirec affiche le taux d’occupation le plus élevé du panel, avec 85% des nuits disponibles réservées en juillet. Saint-Malo suit avec 84%, devant Biarritz à 83%, puis Carnac et Étretat à 82%, et Quiberon à 81%. Cinq de ces six communes se situent sur les côtes de la Manche ou de la Bretagne.

Un marché plus tendu

Par ailleurs, l’étude fait état d’un marché plus tendu. Sur les 31 communes pour lesquelles une comparaison annuelle est disponible, 27 enregistrent une baisse du nombre de logements proposés. Dans le même temps, 30 voient leur taux d’occupation progresser et 28 améliorent leur revenu par logement disponible. En moyenne, l’offre recule de 7%, le taux d’occupation gagne 3,2 points et le revenu par logement disponible progresse de près de 9%, pour une hausse des prix limitée à 0,6%.

Enfin, le recul de l’offre est particulièrement marqué dans plusieurs grandes villes : -24,5% à Paris, -23,3% à Rennes, -22% à Lille, -14,2% à Montpellier, -11,6% à Nantes et -9,4% à Toulouse. Cette évolution intervient dans un contexte de transformation du cadre réglementaire et fiscal des meublés de tourisme, notamment avec l’entrée en vigueur de mesures issues de la loi Le Meur, dont l’obligation d’enregistrement, précise Guestadom.

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