Nouveau record des défaillances d’entreprises au 4e trimestre 2025

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Une étude du groupe Altares montre un taux record des défaillances d’entreprises au 4e trimestre 2025.

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Les TPE, le secteur de la restauration et les entreprises de plus de 15 ans sont plus largement touchées par la hausse des défaillances. Crédit : Unsplash

L’année 2025 se solde par une nouvelle hausse du nombre de défaillances d’entreprises. Le groupe Altares, spécialiste de la collecte de données sur les entreprises, a dressé le bilan de la conjoncture 2025. Il comptabilise 19.024 ouvertures de procédures au cours du 4e trimestre.

Un record pour un quatrième trimestre. Le pic des 70.000 défaillances (sauvegardes, redressements, liquidations judiciaires) est ainsi quasiment franchi, en hausse de 3,1% sur l’année. Si la hausse des faillites continue de progresser, le rythme ralentit notablement au cours des deux dernières anées (+38% en 2023 vs 1,7% au dernier trimestre 2025).

La tension est particulièrement forte pour les entreprises de plus de 100 salariés, notamment dans le secteur manufacturier et social. Cette conjoncture menace directement l’emploi de 267.000 salariés et dirigeants au terme de 2025, soit 11.000 de plus qu’il y a un an.

TPE et restauration particulièrement touchés

Des signaux positifs permettent tout de même d’envisager une accalmie mesurée pour 2026. Altares note, notamment, dans son étude un recul des défauts des PME, ainsi qu’une résistance plus marquée des entreprises ayant 3 à 10 ans d’historique. D’un point de vue géographique, les régions Normandie, Hauts-de-France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes retrouvent une bonne dynamique.

En revanche, les effets sont plus négatifs pour les très petites entreprises (+5% par rapport au 4e trimestre 2024), ainsi que pour les entreprises de plus de 15 ans (+5,9%). Parmi les secteurs les plus impactés, la viticulture accuse +18% de défaillances et la restauration +8%. La Corse, les Pays de la Loire et les territoires ultra-marins sont les territoires les plus impactés.

Les entrepreneurs individuels font également les frais de la situation. S’ils représentent moins de 15% des défauts, leur situation se dégrade radicalement avec une hausse de 25 % sur un an. Le phénomène est particulière visible chez les livreurs à domicile (+255%).

L’analyse sectorielle montre qu’au sein de la branche CHR, seule l’hôtellerie tient bon. 2 119 établissements de restauration ont baissé le rideau sur le 4e trimestre, et le rythme ne ralentit pas (+8%). La dégradation concerne à la fois la restauration traditionnelle (+7 %) et rapide (+8 %). Les débits de boisson ne font pas mieux (+7 %). L’hébergement (+5 % de défaillance au global) résiste du côté de l’hôtellerie (-19 %) mais souffre en hébergement touristique de courte durée (+36 %).

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