Bimi, le légume qui veut réinventer le brocoli

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Véritable innovation variétale, le Bimi — sorte de petit brocoli fin — émerge en France et tente de séduire les chefs. Produit dans le Sud-Ouest pendant la saison, il se veut aussi esthétique que pratique.

Bimi
Le Bimi, petit brocoli fin, émerge en France. Crédit : Bimi.

Encore peu connu en France, le Bimi — littéralement « savoureux » en japonais — s’inscrit dans une nouvelle génération de légumes hybrides, à la fois esthétiques, pratiques et nutritionnellement attractifs. Inventé au Japon dans les années 1990 et développé en Europe par Sakata Vegetables Europe S.A.S., il connaît un succès notable au Royaume-Uni depuis les années 2000, notamment grâce à sa distribution chez Marks & Spencer. Le marché y atteint aujourd’hui 32.000 tonnes annuelles. Avec une croissance soutenue (+28 % en 2025 vs 2024) et des perspectives similaires pour 2026. « C’est comme un brocoli mais en mieux », résume simplement Amélie Tacon Santos, responsable des ventes Europe. Selon elle, sa tige fine, sa saveur douce proche de l’asperge et sa cuisson rapide séduisent les chefs. « Le Bimi permet de casser les codes en cuisine », ajoute-t-elle.

En plus de ses qualités organoleptiques, le Bimi s’ancre dans une filière agricole structurée. En France, il est cultivé depuis octobre 2025 par Les Fermes Larrère, acteur reconnu du maraîchage dans le Sud-ouest. De mai à début novembre, la production est réalisée en plein champ dans le Sud-Ouest. Elle bénéficie ainsi de conditions climatiques favorables et d’un savoir-faire local. Le reste de l’année, les cultures sont relayées au Portugal, toujours par le même producteur, afin d’assurer une continuité d’approvisionnement. « Cette organisation garantit une production de saison. Mais aussi une fraîcheur optimale, une traçabilité maîtrisée et un soutien à l’agriculture locale », note Amélie Tacon Santos. Produit fragile, le Bimi est entièrement récolté à la main, renforçant son positionnement qualitatif.

Bimi, un nouveau légume

Enfin, le Bimi répond aux attentes contemporaines en matière de nutrition et de praticité. Riche en vitamines C, A et E, source de fibres et peu calorique (35 kcal/100 g), il conjugue équilibre et gourmandise. Cru, il affiche une teneur exceptionnelle en vitamine C — jusqu’à 30 fois supérieure à celle de la tomate — tout en restant intéressant après cuisson. Facile à intégrer dans les cartes, il est polyvalent et son rendu visuel est très intéressant. « Il coche toutes les cases : goût, santé, simplicité d’usage et régularité d’approvisionnement », souligne Amélie Tacon Santos. Encore émergent en France, le Bimi tente de s’imposer comme un incontournable des cuisines professionnelles en quête d’innovation produit.

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