Le PMU développe un réseau de bistrots premium

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Avec les bistrots « Paris Mutuels Urbains », l’opérateur des paris hippiques souhaite revisiter ou créer 150 points de vente associant la restauration.

bar pmu vide
Le PMU offre un design élégant dans ces nouveaux espaces de jeux.

Un parieur passionné de courses hippiques ne se pose pas spécialement la question de la qualité du bar qu’il fréquente lorsqu’il remplit ses grilles. À l’inverse, le client lambda peut être rebuté de s’installer dans un bar dit « PMU », si ce dernier est mal entretenu ou peu accueillant. Ainsi, le PMU (Pari mutuel urbain) – opérateur unique des paris hippiques en France – s’est lancé dans la création de bistrots dédiés à ces paris, dans un cadre premium, revisité et élégant. Ces derniers disposent de bornes de jeu, d’écrans télé diffusant les courses, ainsi que de chaises et de tables reprenant les codes du bistrot français.

Baptisés simplement « lesParis Mutuels Urbains », ces bars disposent au minimum d’un espace consacré aux paris hippiques et d’une offre de restauration ou de snacking, en complément d’autres jeux (grattage, paris sportifs), selon la volonté des commerçants partenaires. Mais ces bistrots peuvent aussi être consacrés intégralement à l’hippisme. « L’Idée est de passer un bon moment, 85 % des paris se font sur les points de vente, précise Sylvain Dominé, directeur des réseaux commerciaux de PMU. On laisse les propriétaires libres sur la carte de restauration, mais nous visons des brasseries qui ont un espace disponible. »

Le concept des bistrots Paris Mutuels Urbains, porté par le PMU, est de célébrer « l’esprit mythique du bistrot à la française » afin de « redynamiser les centres-villes des grandes agglomérations, avec une expérience adaptée à la clientèle urbaine, contribuant ainsi à remettre l’hippisme dans le quotidien des Français ». L’opérateur de paris hippiques compte déjà une dizaine d’établissements à travers l’Hexagone. D’ici 2025, il envisage d’installer 150 bistrots Paris Mutuels Urbains dans toute la France, dont une quarantaine en région parisienne.

Une clientèle plus mixte

Le premier établissement à avoir adopté ce concept, l’été dernier, est Le Balto (Paris 16e). Ce bar-tabac, propriété de Jacques Yabas, accueille une salle d’environ 20 m2 où deux écrans et un mobilier à dominante boisée offrent un cadre agréable aux parieurs. « Ce n’est pas un système de franchise mais un contrat de partenariat avec un cahier des charges à respecter, détaille Sylvain Dominé. Notre priorité, ce sont les centres-villes. Notre portrait-robot est la brasserie traditionnelle, cela peut aller de l’établissement existant à un local que l’on transforme. »

Pour concevoir ou réhabiliter un établissement, l’opérateur de paris adapte ses aides d’investissement en fonction du projet, mais également en fonction de l’implantation du bar ou du restaurant concerné. « La pression immobilière n’est pas la même selon les villes », ajoute le directeur des réseaux commerciaux de PMU, sans en dévoiler davantage à ce sujet.

Enfin, ces bistrots Paris Mutuels Urbains ont pour objectif d’attirer une clientèle mixte : des parieurs, comme des personnes s’y rendant pour déjeuner ou boire un verre. Les propriétaires des établissements partenaires bénéficieront d’une journée de formation et d’un coaching directement sur le point de vente. « Il y a quelques codes à connaître, note Alexandra Efe, directrice de la transformation commerciale de PMU. C’est important de leurs donner tout ce qu’il faut pour accompagner les nouveaux parieurs. »

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