Suède : le premier café géré par une IA fait un flop

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Ouvert mi-avril à Stockholm, le café Andon est le premier à reposer intégralement sur une intelligence artificielle. Mais après un mois d’ouverture, le modèle présente déjà ses limites.

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Andon Café est géré par une intelligence artificielle. Un écran et un combiné à l'entrée permettent aux clients d'interagir avec cette patronne virtuelle. Crédit : Instagram Andon Café

À Stokholm, le café Andon, premier du genre intégralement géré par une intelligence artificielle (IA) a d’abord suscité la curiosité à son ouverture en avril dernier. Sa gérante, Mona, est générée par l’outil Google Gemini. À l’instar de n’importe quel patron, elle a recruté des salariés, verse leurs salaires. Elle s’occupe également de la relation client et des commandes. Mais après un mois d’activité, l’initiative est déjà moquées pour l’incompétence de cette patronne virtuelle.

La presse suédoise se fait l’écho de bourdes successives. L’IA a notamment commandé des produits alimentaires ne figurant pas sur la carte. Ainsi qu’une quantité astronomique de serviettes en papier ou de gants pour son employé. « Parfois, j’ai l’impression que c’est moi qui gère le café et que Mona n’est qu’un outil que j’utilise » , a déclaré ce dernier dans les colonnes du quotidien l’Expressen. Ce dernier s’est également plaint d’un manque de respect du code du Travail. En effet, sa patronne l’a sollicité à plusieurs reprise lors de ses congés ou en pleine nuit.

La start-up américaine Andon Labs, à l’origine de ce projet, se trouve déjà dépassée par le projet. Le budget initial de 20.000 € euros, alloué à l’exploitation du café, est déjà largement entamé par ces arbitrages hasardeux. Pour autant, le café devrait perdurer. « Je ne pense pas que nous allons la licencier, c’est une expérience, déclare la représentante de la société Hanna Peterson sur la chaîne de service public SVT. Nous pensons que l’IA jouera un rôle important dans la société et sur le marché du travail à l’avenir. Nous voulons tester cela avant que ce ne soit une réalité pour voir quelles questions éthiques se posent lorsque une IA emploie des êtres humains. »

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