Aides adaptées : Bercy dit non aux restaurateurs

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Le ministère de l’Economie a opposé une fin de non-recevoir aux demandes des restaurateurs. Ces derniers, par la voix de leurs syndicats, appelaient notamment à un renforcement de l’aide aux coûts fixes.

Bercy dit non. Lundi 10 janvier, dans la foulée de la communication lancée par les syndicats – Umih, GNI et consorts -, le ministère de l’Economie a répondu à la demande des restaurateurs de revoir à la baisse les seuils pour bénéficier de certaines aides. Par la négative, donc. 

Les organisations demandaient que l’éligibilité à l’aide à coût fixe soit ramenée de 50 % à 30 % de perte de chiffre d’affaires pour les entreprises du secteur et que le montant de l’indemnisation soit porté de 90 % à 100 % de l’EBE négatif, « à tout le moins pour les entreprises occupant moins de 50 salariés ». Les syndicats avaient adossé leurs demandes à deux études menées entre décembre 2021 et janvier 2022. Ces dernières révélaient que « 22 % des restaurateurs connaissaient une baisse d’activité au moins égale à 50 % de leur activité par rapport à 2019 », ce pourcentage grimpant à 45 % dès la semaine 50 de 2021. 

Cité par Le Parisien, le ministère de l’Economie ne s’est pas privé de reprendre en partie ces chiffres à son compte, et en avoir une lecture toutefois nettement différente. Bercy note en effet que « la majorité » des entreprises interrogées ont perdu plus de 50 % de chiffre d’affaires, et peuvent par conséquent prétendre aux aides déjà mises en place par le gouvernement. Interrogé dans la foulée sur LCI, Bruno Le Maire a fait valoir que les aides devaient être délivrées « sur la base de chiffres précis. Je suis responsable de l’argent des Français », confirmant ainsi la sortie de son ministère sur la nécessité de s’assurer que les aides délivrées par l’Etat soient correctement employées. 

Rendez-vous est pris pour l’exonération de charges

Les syndicats ne se sont pas limités à l’aide aux coûts fixes dans leurs doléances. Ils ont également formulé la demande au gouvernement que l’accès à l’activité partielle sans reste à charge et que les exonérations de charges de la Sécurité Sociale annoncées soient mises en œuvre dès décembre 2021. Cette mesure doit inclure, d’après les organisations, « toutes les entreprises du secteur HCR subissant une perte de chiffre d’affaires au moins égale à 65 % ou connaissant une baisse d’activité du fait des mesures sanitaires mises en œuvre ». Le ministère de l’Économie doit recevoir les acteurs de l’hôtellerie-restauration ce mardi 11 janvier concernant cette requête. 

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