Spiritueux : les producteurs français dressent un marché incertain
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Réunis en assemblée générale ce 1er juillet, les producteurs ont rappelé « le rôle économique, social, culturel et agricole de la filière ».
La Fédération française des spiritueux (FFS) alerte sur la dégradation de son environnement économique. « La modération est le fil rouge de l’année 2025 », estime la FFS, à la suite de son assemblée général du 1er juillet. Sur le marché domestique, les ventes de spiritueux en grande distribution reculent de 2 % en volume et de -1,6 % en valeur. Tandis qu’en CHR, les spiritueux réalisent +1,1 % en volume et + 1,8 % en valeur. « La croissance se concentre sur les produits dits « festifs et conviviaux » (vodka, liqueurs, agave, cocktails, spritz), qui pèsent désormais 48,9 % de la valeur des spiritueux », poursuit la FFS. Quant aux chiffres lié à l’export, les résultats s’avèrent plus inquiétants.
Export en net recul
En effet, en 2025, les exportations du secteur sont tombées à 3,7 milliards d’euros, en baisse de 17,4 % en valeur et de 5,2 % en volume. Le recul se prolonge début 2026, avec une baisse de 13,3 % en valeur sur les quatre premiers mois.
Cette contraction est d’abord liée aux difficultés rencontrées aux Etats-Unis et en Chine, principaux marchés du secteur, précise la fédération. Le cognac, particulièrement exposé, chute de 23,8 % en valeur et de 14,7 % en volume. L’armagnac recule de 13 %, tandis que le calvados progresse de 7,3 % à l’export.
Essor du sans-alcool et projet RSE
Par ailleurs, la FFS souligne une poussée du sans-alcool : +21 % en valeur en CHR et un marché de 39 millions d’euros en GMS. « Cette évolution concerne toutes les générations et se traduit aussi par une baisse du degré d’alcool moyen acheté », ajoute l’interprofession.
Au cours de cette assemblée générale, la filière française des spiritueux a lancé sa feuille de route de responsabilité sociétale pour 2026-2030. « Nous avons décidé de construire cette feuille de route sur un principe directeur : le collectif comme accélérateur », souligne Stéphane Cluzet, co-président de la démarche.
La filière vise notamment une réduction de 15 % du poids médian de ses emballages d’ici 2028, 85 % de produits vendus sans emballage secondaire à cette même échéance, ainsi que 30 % de verre recyclé dans les bouteilles en 2030.