Cabinet Altares : décélération des défaillances au T3 pour la restauration
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Un été meurtrier. Selon le cabinet d’études Altares, le troisième trimestre a enregistré au global une hausse des défaillances par rapport à la même période en 2023. Néanmoins, un mieux est à noter pour la restauration.
Les chiffres parlent d’eux mêmes. Au T3, le cabinet Altares dénombre la défaillance de 13 429 entreprises. Soit une hausse de 20,1% par rapport à la même période de 2023.
-Le nombre de sauvegardes augmente peu (+ 4,7%), restant sous les 300 procédures (291) et concentre toujours à peine plus de % de l’ensemble des procédures (2,2%).
-Les redressements judiciaires (RJ) sont en hausse encore rapide de 34,5% pour 3 816 jugements prononcés. Ils représentent désormais plus de 28 % des décisions.
-La hausse des jugements de liquidation judiciaire (LJ) tombe nettement sous les 20% (+ 15,6 %).
Enfin, 9 322 liquidations directes ont été prononcées, soit un peu plus de 69% de l’ensemble des procédures, un taux plus conforme au ratio traditionnellement observé.
Les très petites structures fortement touchées
des entreprises défaillantes comptent moins de cinq salariés
C'est le nombre de très petites structures entrées en défaillance, soit 11.600
des très petites structures ont fait l’objet d’une liquidation directe
Quid de la restauration ?
L’étude note une décélération des défaillances dans le commerce. Notamment celui alimentaire. La boulangerie, la boucherie et la poissonnerie enregistrent un net ralentissement au T3. Respectivement de +5%, +4% et +9%.
Il en va de même pour la restauration. Cependant, la décélération est moins forte. Celle à table est à +19%, soit 744 entreprises. Celle rapide enregistre un nombre de défaillances plus soutenu : +26% ; 669.
« Nous avions observé un tassement de la hausse des défaillances d’entreprises depuis le mois de mars ; il s’est poursuivi cet été à l’exception d’un mois de juillet qui a été particulièrement sinistré. En moyenne, sur sept mois, l’augmentation est retombée à 15% soit deux fois moins rapide que sur la période d’octobre à février lorsque les Urssaf avaient repris fortement la voie du recouvrement forcé », souligne Thierry Millon directeur des études Altares.
« Ce trimestre comme durant l’été 2023, 8% des défaillances concernent des PME-ETI. Une proportion qui reste au plus haut sur dix ans, très au-dessus de celle observée avant Covid (6,4% en moyenne). Les difficultés de ces employeurs font peser un risque fort sur l’économie et l’emploi des territoires. »
Toute l’étude à retrouver ici