73e congrès de l’Umih : renforcer la lutte contre le paracommercialisme
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Le 73e congrès de l’Umih s’est déroulé les 18 et 19 novembre dernier au palais des congrès de Perpignan. Avec comme mot d’ordre cette année : « L’hospitalité, trait d’union des territoires.» Quelque 600 chefs d’entreprises, dirigeants et élus du secteur étaient présents. Bilan.
A l’orée de 2026, plusieurs défis seront à relever pour les acteurs du cafés, hôtels, restaurants, discothèques et traiteurs (CHRDT). Pêle-mêle : concurrence exacerbée des plateformes de locations saisonnières de meublés, à l’image d’Airbnb ; remboursement des PGE ; économie française dans l’expectative ; rentabilité des établissements à la peine…
A l’image de la loi Lang
Dans son discours inaugural, Thierry Marx, le président confédéral de l’Umih, fait la suggestion suivante. Créer une loi-cadre afin de protéger protéger la gastronomie française et les métiers de bouche. A l’image de la célèbre loi Lang pour l’édition.
Il n’y a plus de rentabilité, il faut se poser la question du pouvoir d’achat. Si on ne met pas en place des dispositifs spécifiques, on signe la mort de la gastronomie française
« Aujourd’hui, ajoute-t-il, tout le monde peut devenir restaurateur. Nous défendons l’idée d’une loi-cadre autour de la restauration et de l’artisanat des métiers de bouche. » Et d’insister ensuite sur trois points cruciaux. Tout d’abord, sur l’intérêt pour les restaurateurs de développer le Fait maison. Ensuite, de développer le circuit court. Enfin, obtenir une baisse des charges. Elles ont progressé de 33% en trois ans. Le gouvernement entendra-t-il ces appels ?
Par ailleurs, plusieurs table-rondes ont animé ce congrès sur des thèmes très variés, comme les opportunités de croissance, les contrôles d’hygiène…
Un autre combat
Au-delà de toutes ces problématiques, toutes les branches de l’Umih se mobiliseront sur la lutte contre le paracommercialisme en 2026. Autrement dit, s’opposer aux activités commerciales exercées par des particuliers ou des organismes qui n’ont pas le statut de commerçant. Ou qui n’en supportent pas les obligations et les charges.
Cette même année se dérouleront les élections municipales. Sauf coup de théâtre naturellement. Pour la première fois, l’Umih édite un manifeste intitulé « Travaillons ensemble ! ». Objectif : sensibiliser les futurs élus aux problématiques des CHRDT et apporter des propositions concrètes. Ce manifeste comprend à la fois une lettre type pour contacter son maire, des argumentaires synthétiques et un récapitulatif de ses pouvoirs. Manifeste qui pourra également servir pour les prochaines législatives…