Filière viticole : nouveau plan de sauvegarde annoncé par le gouvernement
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Avec l’ouverture du salon SITEVI de Montpellier, la ministère de l’Agriculture Annie Genevard a présenté un plan de sauvegarde pour la filière viticole. Notamment une enveloppe de 130 millions d’euros pour l’arrachage. Mais tout dépend si le projet de loi de finances sera adopté ou non ?
Le SITEVI, Salon international des filières viticole, vinicole, arboricole et oléicole, a ouvert ses portes hier à Montpellier. Il se terminera demain, le 27 novembre. A cette occasion Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, a présenté lors de son ouverture un plan de sauvegarde pour la viticulture. Celui-ci tient en trois mesures principales.
1- Une enveloppe de 130 millions d’euros est allouée pour financer un nouveau plan d’arrachage définitif. Mesure « demandée par la profession viticole », souligne le communiqué du ministère. L’objectif est de retrouver un équilibre entre l’offre et la demande dans un contexte de baisse de consommation du vin.
2- La prorogation en 2026 des prêts structurels garantis à 70 % par Bpifrance.
3- Allégement des charges sociales. D’une part, un premier volet de 5 millions d’euros débloqué en novembre pour la prise en charge des cotisations sociales. D’autre part, des allégements de charges MSA pour l’année prochaine à hauteur de 10 millions d’euros. Enfin, les viticulteurs seront intégrés au dispositif de soutien aux trésoreries.
Appelle à l’Europe
Parallèlement à ce plan, Annie Genevard en appelle à l’Europe, en se tournant vers le commissaire européen à l’agriculture et à l’alimentation, M. Christophe Hansen. L’idée est de mobiliser la réserve de crise européenne. Notamment pour financer la distillation de crise des surstocks non marchands, prioritairement en caves coopératives.
L’État a été constamment présent face à la crise qui frappe le vignoble depuis plusieurs années
« Ce nouvel effort financier est très important, poursuit-elle. Et cela malgré un contexte budgétaire particulièrement difficile et sous réserve de l’adoption d’un projet de loi de finances, témoigne de la détermination du gouvernement pour sauver durablement notre viticulture et lui permettre de rebondir.»
Sous réserve de de l’adoption d’un projet de loi de finances… Toute la question est là. Car il est peu probable qu’il soit adopté. Dès lors, la loi spéciale, qui permettra de reconduire le budget 2025, tiendra-t-elle compte des maux des viticulteurs ?