La filière vitiviniculture en danger ? 

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Jeudi dernier, huit organisations de la viticulture ont rencontré Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire. Objectif : assurer l’avenir de la filière. Seront-ils écoutés ?

Les représentants de la viticulteurs étaient présents hier pour rencontrer Annie Genevard, ministre de l'Agriculture _ CNAOC, VCF, Vignerons indépendants de France, VinIGP, FNSEA, JA, CNIV et l’IFV. ©DR

La vitiviniculture a rencontré jeudi dernier la ministre Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. L’objet de ce rendez-vous était finalement assez simple : sauver cette filière, pilier du rayonnement français dans le monde. Les chiffres parlent d’eux-même.

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Les organisations présentes :
CNAOC (Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux de vie de vin à appellations d’origine contrôlée). VCF (Vignerons Coopérateurs de France). Vignerons Indépendants de France. VinIGP (Confédération des Vins IGP). FNSEA. Jeunes agriculteurs. CNIV (Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique). IFV (Institut français de la vigne et du vin).

La production de 2025 est estimée à 36 millions d’hectolitres, un résultat « nettement inférieure à la moyenne des dernières années, soulignent les organisations dans un communiqué commun. Les entreprises font face à des difficultés économiques aiguës aggravées par les aléas climatiques, les pressions réglementaires et les tensions internationales. Le moral des professionnels est au plus bas, et de nombreux de nombreux signaux de détresse remontent du terrain ».

Trois mesures

La filière a abordé trois points jugés comme cruciaux ;

1- La prorogation du guichet sécheresse.

2- L’amélioration des outils d’assurance.

3- La possibilité d’utiliser l’irrigation là où elle conditionne la survie de la vigne.

Parallèlement, la filière a alerté sur les risques de mesures de rétorsion qui pourraient découler de décisions fiscales françaises. A savoir la taxe Gafam envisagée dans le futur projet de loi de finances 2026 actuellement en cours de discussion au Parlement. De plus, les acteurs du monde viticole souhaitent adapter l’offre à la demande. Pour cela, ils réclament la mise en place d’un programme d’arrachage à hauteur de 200 millions d’euros sur crédits nationaux et européens.

Les acteurs du monde viticole souhaitent également adapter l’offre à la demande. Ils réclament ainsi la mise en place d’un programme d’arrachage à hauteur de 200 millions d’euros sur crédits nationaux et européens. De plus, ils souhaitent la remise en place au 1er janvier prochain d’un dispositif de consolidation bancaire réellement accessible. Sans oublier l’arrêt de l’utilisation du cuivre pour protéger les vignes contre le mildiou.

10 millions d’euros

La ministre a annoncé la prorogation du guichet sécheresse jusqu’au 31 décembre 2026. Avec une enveloppe de quelque 10 millions d’euros pour accompagner l’adaptation des exploitations. Elle s’est elle-même engagée à réactiver le dispositif de consolidation bancaire au 1er janvier prochain. Tout en réaffirmant l’importance du cuivre en viticulture. Pour cela elle à annoncé des travaux pour sécuriser son usage dans un cadre réglementaire stabilisé.

Nous avons besoin d’un soutien fort, concret et durable pour notre vitiviniculture. Les engagements annoncés vont dans la bonne direction. Ils devront être suivis d’effets pour éviter des drames économiques mais surtout sociaux partout sur le territoire français.
Le collectif vitiviniculture,

Mais qu’en sera-t-il des intentions de la ministre si demain le gouvernement tombe ? Et de là, l’avenir la filière vitiviniculture…

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