Aide à l’agriculture : le point sur le plan du Gouvernement

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Le Gouvernement a présenté son plan d’aide et de relance pour l’agriculture, après l’impact de la sécheresse de cet été.

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Crédit : Pixabay

La ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a annoncé, vendredi 4 septembre, un plan d’aide de plus d’un milliard d’euros pour soutenir les agriculteurs après un été éprouvant pour les exploitations. A date, l’État estime « des pertes de rendements de 50 % en moyenne dans de nombreux territoires. Dans de nombreuses régions les stocks fourragers sont inférieurs de plus de 50 % ». Aucune région métropolitaine et des Outre-Mer n’échappe à cette situation dégradée.

L’État entend ainsi indemniser les pertes exceptionnelles pour éviter les faillites, et encourager le redémarrage de la production.

Premier levier, l’indemnisation de solidarité nationale (ISN), devrait représenter 520 millions d’euros. Ce dispositif bien connu permettra d’indemniser les pertes constatées sur le terrain, sous conditions. D’autres fonds, à hauteur de 30 millions d’euros, ainsi qu’un effort de 300 millions d’euros sur la taxe foncière non bâtie interviennent avec le même objectif.

Le second enjeu est de permettre une relance rapide de la production en perspective de la campagne agricole 2027. Une enveloppe de 235 millions d’euros doit permettre aux agriculteurs les plus impactés de s’approvisionner en fourrage, semences, plants, etc. Elle sera pilotée localement par les préfets, en fonction des besoins recensés. Cette relance est primordiale pour préserver la souveraineté alimentaire française, par ailleurs au centre des débats.

Des aides administratives, des allègements de charges et la prolongation de certaines aides agricoles sont également consentis.

Ces mesures viennent s’ajouter à celles prises dans le cadre de la loi d’urgence agricole, prise en juillet.

Les syndicats espèrent davantage

Selon la FNSEA, le principal syndicat agricole, les pertes liées à la canicule, à la sécheresse et aux incendies sont estimées à « plus de 10 milliards d’euros ». S’ils admettent « l’effort du gouvernement », ses dirigeants estiment ainsi que les mesures sont insuffisantes au regard de la situation, qui touche la majorité des filières agricoles. Des discussions se poursuivent avec Matignon et en région avec les Préfets pour quantifier au plus juste les pertes réelles. Les syndicats espèrent en effet que l’Etat les reconsidèrent à la hausse pour faire gonfler l’enveloppe des aides.

Le milliard consenti intervient néanmoins dans une période de forte rigueur budgétaire. Ce que n’a pas manqué de rappeler la ministre. « C’est une réponse forte, un effort conséquent de solidarité de la part de tous les Français. »

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