La fraise du Périgord IGP, fleuron de la Dordogne 

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Allégorie fruitière du printemps, la fraise du Périgord bénéficie depuis 2004 d’une Indication géographique protégée (IGP), gage de qualité et de savoir-faire. Cultivée en pleine terre, elle s’impose comme un fleuron agricole de la Dordogne.

fraise du périgord
La filière regroupe désormais 35 producteurs. Crédit : Pexels.

La fraise du Périgord, c’est d’abord l’histoire d’un fruit dont la culture reste, aujourd’hui encore, profondément enracinée aux terres périgourdines. “Les premiers fraisiers sont arrivés d’Amérique du Sud à la fin du XVIe siècle. Ils n’étaient alors qu’une curiosité botanique que les bretons (les premiers à les recevoir, NDLR) plantaient dans leur jardin”, explique Sylvain Dureux, responsable technique de la Socave – Coopérative des fraises du Périgord.

Sa véritable aventure économique, cette fraise l’a commencée après la Seconde Guerre mondiale. “Dès 1945, de nombreux agriculteurs périgourdins – jusque-là tournés vers la polyculture ou l’élevage – se mettent à produire des fraises”, poursuit notre interlocuteur. Très vite, cette culture se développe et se structure. Au fil des générations, « la fraise devient le premier moteur économique » de nombreuses fermes.

Depuis 2004, cette culture est reconnue officiellement par une IGP. Désormais, la filière regroupe 35 producteurs et produit 2000 tonnes de fraises chaque année sous cette appellation.

Savoureuse

Pour se distinguer de ses consoeurs, les fraises du Périgord IGP “doivent être cultivées en pleine terre et appartenir à des variétés sélectionnées pour leurs qualités gustatives. C’est le cas des gariguettes, maras des bois, charlottes, clérys, la magnums, la muranos, cirafines et dreams. Si le consommateur achète une fraise du Périgord, elle sera bonne quoi qu’il arrive”, résume le responsable.

Ses qualités gustatives, ce fruit le doit en partie aux sols sableux de Dordogne, “issus d’une coulée venue du Massif central”, précise ce dernier. Le climat tempéré chaud du Sud-Ouest, l’influence océanique ainsi qu’un bon ensoleillement “favorisent une maturation optimale et une belle coloration des fruits.” De quoi faire face à la forte concurrence des fraises espagnoles, marocaines ou belges !

Enfin, pour préserver cette production, la filière prépare déjà l’avenir. “Nous subissons une raréfaction des terres adaptées et un manque de main-d’œuvre alors nous envisageons un développement encadré du hors-sol, déjà pratiqué dans certaines exploitations”, explique Sylvain Dureux. L’objectif ? Maintenir la qualité tout en fédérant davantage de producteurs.

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