L’ail rose de Lautrec, la fierté tarnaise 

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Sucré, puissant et savoureux, l’ail rose de Lautrec est l’un des ingrédients favoris des plus grands chefs. Sa particularité ? Relever les saveurs d’un plat sans jamais écraser celles des autres ingrédients.

ail rose de lautrec
L'ail rose de Lautrec. Crédit : Pixabay.

L’histoire de cet ail commencerait dans une auberge de Lautrec à une époque où ces établissements servaient de points de rencontre pour les voyageurs. Un soir, un marchand ambulant se serait arrêté pour manger et passer la nuit. Faute d’argent, il aurait payé son hôtelier en têtes d’ail rose. L’aubergiste les aurait aussitôt plantées dans le clos voisin. C’est ainsi, selon la tradition locale, que serait née la culture de cet ail, qui traverse les siècles jusqu’à aujourd’hui.

Une filière structurée et reconnue

En 1959, les producteurs se fédèrent au sein du Syndicat de l’ail rose de Lautrec. L’objectif ? Structurer, défendre et promouvoir cette production. Leurs efforts sont récompensés quelques années plus tard avec l’obtention du Label rouge en 1966, puis de l’IGP (Indication Géographique Protégée) en 1996, faisant de l’ail rose un produit emblématique du Tarn.

Un cahier des charges strict

Enfin, l’IGP impose des règles précises, régulièrement contrôlées. Les parcelles doivent se situer dans l’une des 87 communes de l’aire géographique protégée, sur des sols argilo-calcaires, avec une rotation minimale de trois ans entre deux cultures d’ail. La plantation a lieu en décembre ou janvier, et seules cinq variétés sont autorisées

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