Prune de Vars, le fruit confidentiel du bas limousin
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À Vars-sur-Roseix, petit village du Bas-Limousin resté à l’écart des grands circuits touristiques, une variété de prune perpétue une histoire locale vieille de plus d’un siècle. Son nom ? La prune de Vars.
La prune de Vars serait née à la fin du XIXe siècle, au sud de la colline de Chante-Grêle, d’un croisement naturel entre la reine-claude et la prune de la Saint-Jean, sur les terres de deux familles du hameau, Louis Chassagnac dit « la Rinette » et André Delord. Dans les années 1920, la découverte de ces premières prunes, particulièrement savoureuses, provoque un engouement immédiat chez les paysans du village, qui se précipitent pour récupérer des drageons (jeunes pousses qui sortent de terre à partir des racines de l’arbre, NDLR) : l’arbre, productif et peu exigeant en entretien, se reproduit sans intervention humaine.
Le fruit connaît son âge d’or entre 1940 et 1970, période durant laquelle il fait la fierté de la commune. C’est dans les années 1960 que Marcel Bourdu, alors maire de Vars-sur-Roseix, fait officiellement enregistrer l’appellation « Reine-Claude de Vars » au Journal officiel, devançant ainsi des villages voisins qui souhaitaient également s’approprier le nom de cette variété. Par ailleurs, au fil des années, la culture s’est étendue aux alentours où plusieurs producteurs se sont regroupés dans les années 1990 afin de structurer la commercialisation du fruit et ainsi en assurer la notoriété.
Un fruit à déguster, sous toutes ses formes
Sucrée et acidulée, la prune de Vars possède une peau qui rosit légèrement au soleil. Elle fait partie des variétés les plus précoces du calendrier. En effet, elle peuvent être dégustée dès la mi-juillet et ce jusqu’au début du mois de septembre. La prune de Vars se consomme aussi bien fraîche qu’en pâtisserie, qu’en compotes ou en confitures.
Enfin, la culture de cette variété ne s’arrête pas aux frontières de Vars-sur-Roseix. En effet, à Souillac, dans le Lot, elle est également très présente, mais se décline différemment notamment sous forme d’eau-de-vie. En outre, la distillerie Louis Roque, où les bouteilles sont encore remplies, cirées et étiquetées à la main, perpétue ce savoir-faire artisanal et permet aux visiteurs de découvrir le procédé sur place.