82 % des dirigeants de TPE redoutent les conséquences du contexte international, selon l’IFOP pour Fiducial.
Les inquiétudes des dirigeants de TPE restent très fortes face au contexte international. Hausse des coûts, baisse de la demande et tensions géopolitiques poussent les chefs d’entreprise à anticiper des mois difficiles.
Un climat d’incertitude qui pèse sur les TPE
Les inquiétudes des dirigeants de TPE atteignent un niveau particulièrement élevé. Selon la dernière vague du Baromètre des TPE réalisé par l’IFOP pour Fiducial auprès de 1 001 dirigeants, 82 % des patrons se disent préoccupés par la situation internationale actuelle.
Conflits au Moyen-Orient, guerre en Ukraine, tensions commerciales et politique offensive des États-Unis : l’instabilité mondiale nourrit un climat d’incertitude qui inquiète fortement les petites entreprises françaises.
Cette préoccupation est encore plus marquée dans les structures de plus grande taille. Une préoccupation d’autant plus forte chez les entreprises comptant davantage de salariés et chez celles ayant un chiffre d’affaires plus élevé. Ainsi, celles comptant entre 10 et 19 salariés sont 89 % à se dire inquiètes. Même constat chez les TPE réalisant plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires, dont 86 % redoutent les conséquences du contexte international.
Hausse des coûts et recul de l’activité redoutés
Les inquiétudes des dirigeants de TPE concernent avant tout les conséquences économiques concrètes des tensions internationales. Dans les six prochains mois, 84 % des patrons anticipent des répercussions négatives sur leur activité ou leur environnement économique.
La hausse du coût de l’énergie arrive en tête des craintes. Elle est citée par 46 % des dirigeants interrogés. Vient ensuite la hausse des prix des achats, des matières premières et des fournitures, redoutée par 43 % des patrons.
Les chefs d’entreprise craignent également un ralentissement de l’activité. Plus d’un tiers anticipe une baisse de la demande. Un nombre similaire redoute un recul du chiffre d’affaires.
Des dirigeants déjà contraints d’agir
Face à ces incertitudes, de nombreuses TPE commencent déjà à adapter leur stratégie. Certaines réduisent leurs dépenses. D’autres reportent des investissements ou répercutent la hausse des coûts sur leurs prix de vente.
Ces arbitrages témoignent d’une forte tension économique au sein des petites entreprises françaises. Les inquiétudes des dirigeants de TPE ne concernent plus seulement le contexte géopolitique lui-même. Elles portent désormais sur les conséquences très concrètes que ces crises pourraient avoir sur leur activité quotidienne dans les prochains mois.