Vincent Pinceloup, penser les bars comme des lieux de vie
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Guidé par l’envie de créer des endroits ouverts et vivants où le cocktail devient accessible à tous, Vincent Pinceloup vient d’ouvrir Superfine, son « dive bar » à la française.
Avant même d’imaginer la carte de ses cocktails, Vincent Pinceloup, cofondateur de Superfine, pense les bars comme des espaces de rencontres. À la fois bartender, entrepreneur et curateur de lieux, Vincent Pinceloup évolue depuis toujours à la frontière de plusieurs univers. Alors, sous sa houlette, l’art, l’hospitalité et la mixologie se mêlent pour offrir aux visiteurs des endroits singuliers et aux atmosphères uniques.
La mixologie et l’art en ligne de mire
Son histoire dans le cocktail commence en 2016. Aux côté d’Hugo Pomarat, il ouvre Monsieur Antoine, l’un des premiers bars de mixologie indépendants à Paris. « À l’époque, nous étions des précurseurs, c’était un moment très stimulant », se souvient-il. Le lieu, témoin d’une scène cocktail en pleine structuration, s’inscrit rapidement dans le paysage parisien. En parallèle, Vincent Pinceloup devient brand ambassador pour Grand Marnier. « Je les accompagnais sur le développement de recettes de cocktails », explique-t-il.
Mais, derrière l’amour du bar, il y a aussi l’art. Très tôt attiré par l’entrepreneuriat, ce dernier ouvre une galerie à Paris et travaille un temps dans l’illustration. « Aujourd’hui encore je collabore avec de nombreux artistes. Et puis, j’ai toujours aimé créer des lieux autour de quelque chose. La galerie, puis le cocktail : au fond, c’est la même logique », soutient ce dernier.
Une expérience totale
Chez Superfine, Vincent Pinceloup propose également des assiettes à partager afin de faire vivre aux clients « un expérience globale. » « Je n’avais pas envie de proposer un lieu centré uniquement sur les cocktails. J’avais envie d’un endroit non clivant et ouvert à tous », déclare ce dernier. Inspiré des diners et des dive bars américains, Superfine revendique une atmosphère régressive et réconfortante. Par ailleurs, l’établissement est porté par une carte volontairement large. Le lieu propose des cocktails avec ou sans alcool, des milk-shakes, des cafés revisités et une cuisine servie tout au long de la journée.
Dans ce « dive bar nouvelle vague » installé dans une impasse, Superfine propose des boissons originales. En outre, les vinaigres sont travaillés dans les sodas et la fermentation et la lactofermentation offrent de belles longueur en bouche aux boissons sans alcool. « On a énormément travaillé les recettes sans alcool. J’encourage toujours les gens à essayer et personne n’a été déçu », explique Vincent Pinceloup.
Le week-end, le lieu change d’ambiance. Superfine enfile sa tenue de soirée et ouvre jusqu’à tard dans la nuit. La cuisine ferme à 22h30 avant de laisser place à une offre de snackings pour les petites faims et à un aspect plus festif et dansant.
Enfin , lorsqu’on lui demande de résumer l’esprit de Superfine, Vincent Pinceloup réfléchit un peu. « Je dirai inclusif, hospitalier et électique », lance-t-il. Trois mots qui traduisent une même conviction : celle que le bar, plus que jamais, est un espace de partage, de créativité et de liberté.